Egypte: un mort lors d'une opération de l'armée dans le Sinaï
Une personne a été tuée et dix ont été arrêtées lors d'une campagne conjointe de l'armée et de la police égyptiennes dans le Sinaï, a indiqué lundi une source au sein des services de sécurité.
Les forces de l’ordre recherchaient des membres d’un groupe islamiste armé soupçonné d’avoir fait exploser le gazoduc livrant Israël et d’avoir attaqué un poste de police dans la ville d’Al-Arich (nord du Sinaï).
Un homme a été tué à l’aube lors d’un échange de tirs entre l’armée et la police d’un côté et des hommes armés recherchés par les autorités de l’autre.
“Dix personnes soupçonnées d’être impliquées dans les attaques dans le Sinaï ont été arrêtées”, a indiqué la source des services de sécurité, ajoutant que trois armes automatiques et quatre grenades avaient été saisies. La télévision publique égyptienne avait auparavant affirmé que six membres de “l’Armée de libération de l’islam”, un groupe extrémiste visant, selon les médias égyptiens, à établir un émirat islamique dans le nord du Sinaï, avaient été arrêtés.
Des chars de l’armée égyptienne étaient entrés samedi dans le nord de cette péninsule en prévision de l’opération “Aigle”, à laquelle participent, selon des responsables de la sécurité, plus de 1.000 soldats et policiers.
Fin juillet, trois civils et un officier de l’armée ont été tués à Al-Arich lors d’affrontements entre une centaine d’hommes masqués brandissant des drapeaux noirs frappés de la mention “Il n’y a de Dieu qu’Allah” et l’armée.
L’armée recherche également les auteurs des attaques contre le gazoduc livrant Israël, visé cinq fois depuis le début de l’année.
Un accord de paix signé en 1979 avec le voisin israélien prévoit un nombre limité de soldats égyptiens dans le désert du Sinaï.
Mais selon la radio publique israélienne, l’Etat hébreu a donné son feu vert au déploiement d’un millier de soldats dans la péninsule pour y “ramener l’ordre”.