Elections locales: le FLN s’appuie sur Saadani
L’ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Amar Saadani a été rappelé lundi pour faire partie de l’équipe chargée d’établir les listes du parti en prévision des élections locales de 23 novembre prochain, a-t-on appris de certaines sources.
Ainsi, Saadani marque son retour au sein du vieux parti après avoir jeté l’éponge il y a 11 mois.
Selon nos sources au sein du FLN, Saadani a rejoint la commission des candidatures qui aura la tâche de confectionner les listes du parti en prévision de la prochaine échéance électorale.
Un retour qui serait dicté par bien des facteurs, entre autres le passé militant de l’ancien président de la chambre basse du Parlement, les résultats des élections législatives, dont le parti a été devancé par son rival, le RND, ce qui nécessite du parti de mettre en place une stratégie lui permettant de reprendre la majorité.
En effet, le RND a réussi non seulement à détrôner le FLN au sein de l’APN, mais à s’emparer de la chefferie du gouvernement après la nomination d’Ahmed Ouyahia en remplacement de Abdelmadjid Tebboune, membre du comité central de l’ancien parti unique, 86 jours seulement après sa nomination.
Saadani, dont la dernière apparition en public remonte au 22 octobre dernier où il a surpris plus d’un en annonçant sa démission du secrétariat général du parti, revient au devant de la scène, dont le parti a sollicité ses services pour mieux préparer le prochain rendez-vous électoral.
Saadani assumera la tâche d’étude des dossiers de candidature aux élections, dont les résultats revêtent une grande importance dans la mesure où elles interviennent à quelques mois d’une échéance cruciale, à savoir les élections présidentielles de 2019.
Il sera aux côtés du chef de file du parti, Djamel Ould Abbès, les anciens ministres de la Santé, des Transports, des Ressources en Eau, de l’Agriculture et de l’Industrie, Abdelmalek Boudiaf, Boudjemaâ Talai, Abdelkader Ouali, Abdeslam Chelghoum, Bedda Mahdjoub, l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar et le sénateur, El Hachemi Djiar.