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Epouse de l’un des diplomates algériens enlevés : « Nous devons nos vies aux touaregs »

الشروق أونلاين
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Epouse de l’un des diplomates algériens enlevés : « Nous devons nos vies aux touaregs »

Le journal Echorouk s’est rendu hier mardi au domicile de M. Mourad Kessas, l’un des sept diplomates algériens enlevés au Mali, et a rencontré sa famille. L’épouse de ce diplomate a accordé à Echorouk une interview dans la maison familiale au village Ikhetaben situé entre Tazmalt et Bouira. La famille du diplomate qui travaille au Mali depuis 2007 est encore sous le choc.

Echorouk : pouvez vous nous raconter votre fuite du Mali ?

 Mme Kessas : moi et ma fille avons beaucoup de chance d’échapper au ravisseurs. Nous sommes sorties avec cinq autres femmes qui étaient au moment de l’enlèvement à la résidence du consulat. M. Kamel Ali, le seul diplomate qui a échappé à l’enlèvement et son épouse enceinte de quatre mois étaient également sortis avec nous au même titre qu’un commerçant algérien et de sa femme. Nous avons quitté le consulat à environ 22 H et nous nous sommes dirigés vers la maison d’une famille touareg. Cette famille, que je remercie beaucoup, nous a caché des ravisseurs armés pendant huit heures. Par la suite, nous avons pris le chemin de Gao jusqu’à Bordj Badji Moukhetar dans deux véhicules tous terrains. Une fois, arrivés à notre destination, nous étions accueillis par les services de sécurité algériens qui nous ont transportés par hélicoptère vers l’aéroport de Boufarik (Blida).

 Echorouk : comment étiez-vous au moment de quitter Gao ?

 Mme Kessas : j’étais entre la mort et la vie. J’ai laissé mon mari à Gao et j’ignore son sort. J’ai quitté Gao avec ma fille avec un cœur très lourd.

 Echorouk : avez-vous rencontré des difficultés durant votre trajet entre Gao et Bordj Badji Moukhetar ?

 Mme Kessas : nous avions très peur à cause de la situation sécuritaire très tendue. Nous avons fui Gao et nous craignons d’être interceptés ou carrément bombardés par les terroristes qui ont mené l’enlèvement ou par les deux parties du conflits au nord du Mali.

 Echorouk : aviez-vous suffisamment de vivres lors de votre trajet entre Gao et Bordj Badji Moukhetar ?

 Mme Kessas : nous n’avions rien pris avec nous en quittant la résidence du consulat. Nous devons nos vies aux touaregs qui nous ont accueilli et caché. En plus de cela, ils nous ont offert à manger.  Ils nous ont beaucoup aidé. Ils ont surtout bien pris en charge la femme enceinte du diplomate Kamel Ali qui a mis en danger sa vie et celle de son enfant tout eau long du trajet très éprouvant. Nous remercions encore une fois ces touaregs. Nous remercions également les services de sécurité algériens qui nous ont accueilli et transporté par hélicoptère de Bordj Badji Moukhetar vers Boufarik.

 Echorouk : étiez-vous en contact avec les otages ou d’autres parties durant votre voyage ?

Mme Kessas : nous n’avons eu aucun contact avec les otages depuis leur enlèvement. Le seul contact que nous avons effectué c’était à notre ministère de la défense pour demander notre rapatriement.  

 Echorouk : une fois de retour au pays, avez-vous été contactés par les autorités nationales ?

Mme Kessas : Oui, les autorités nous ont contactés plusieurs fois pour nous rassurer. Des responsables nous ont dit que tout ira bien.

 Echorouk : avez-vous reçu la visite des autorités nationales ?

 Mme Kessas : Non, pas encore.

 

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