Experts de l’Education: «Ne jouez pas avec le feu !»
L’une des recommandations issue de la conférence sur la reforme de l’école qui portait sur l’enseignement de «l’arabe algérien ou dialectal» crée toujours la polémique.Et toujours, d’après ces derniers, l’Algérie n’a pas besoin d’une fitna linguistique.
En effet, les syndicats d’enseignants et celui des parents d’élèves ont appelé la ministre de l’Education à sanctionner les inspecteurs à l’origine de cette sortie.Si cela venait à se concrétiser, on irait à une école à trois vitesses: l’arabe littéraire, l’arabe dialectal et le français. Selon les porte-paroles des syndicats, cette période d’application des reformes de l’école est cruciale et n’a point besoin de confusion. Ils ont recommandé à faire appel aux compétences du secteur, aux retraités et aux experts de l’éducation, pour ouvrir un débat serein et éviter les questions stériles. Ils ont estimé que la langue vernaculaire, si elle venait à être enseignée, préparerait le lit à une pénétration plus forte du français, car l’arabe algérien est plein de mots en français et de mots arabes françisés. Mais tout cela d’après la ministre de l’Education n’est que rumeur en s’interrogeant: «Comment concevoir la dimension algérienne, si le secteur de l’Education n’investit pas sur l’aspect innovateur véhiculé par les langues arabe et amazighe» et d’ajouter que: «La langue arabe reste la première langue d’enseignement d’après la Constitution.» Et toujours, d’après ces derniers, l’Algérie n’a pas besoin d’une fitna linguistique.