France: menacé d’expulsion à cause d’une faute d’orthographe!
Une trentaine de personnes réunies pour Mohamed-Lamine N’Diaye. Ce jeudi 28 mars, un petit groupe s’est formé devant le tribunal administratif de Rouen (France) pour se mobiliser contre l’expulsion du jeune guinéen de 21 ans.
Arrivé en France en 2019 à l’âge de 16 ans puis pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, il avait effectué une demande de titre se séjour à sa majorité. En vain. Le jeune homme s’est vu refuser sa demande en raison d’une faute d’orthographe sur l’un de ses documents d’identité, selon BFMTV.
“Au bout de 2 ans, la préfecture me donne le récépissé. Mais le 23 septembre, on m’a laissé l’OQTF. Toute la journée, je pleure”, se désole-t-il.
Un CAP maçonnerie et un CDI
“Un problème sur un acte ne suffit pas à entacher l’identité de quelqu’un. Il faut porter une appréciation globale, ce que la préfecture n’a pas fait dans cette situation”, estime Me Magali Leroy, avocate de Mohamed-Lamine N’Diaye au barreau de Rouen.
“Il dispose même d’un passeport consulaire avec les données authentiques comportant les mêmes données que les autres documents qu’il a fournis”, rajoute-t-elle.
Depuis son arrivée, Mohamed-Lamine N’Diaye avait pris ses habitudes dans la région. Membre du club de football de Bihorel, il est aussi détenteur d’un CAP maçonnerie et travaille en CDI à temps plein.
“Il a participé à la construction du Samu 76 et a agrandi une école dans la banlieue de Rouen. En ce moment, il rénove un immeuble à proximité d’ici”, énumère Françoise Naslin, bénévole au sein de l’association Réseau solidarité migrants.
“Il travaille dans ce qu’on appelle les métiers en tension. Les entreprises ont du mal à trouver des maçons. À quoi ça sert de les faire retomber comme ça?”, s’interroge Pierre Louvard, représentant CGT de Seine-Maritime.