-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Ghalioun: ” Le véto va “encourager” la violence en Syrie “

Ghalioun: ” Le véto va “encourager” la violence en Syrie “

Le veto des Russes et des Chinois à l'Onu va encourager les violences en Syrie qui risque de basculer dans la guerre civile, a déploré Burhan Ghalioun, le président du Conseil national syrien, instance de représentation de l'opposition syrienne.

 

 Ghalioun a également appelé à l’organisation d’une “conférence  internationale sur la Syrie, avec les grandes puissances, les pays arabes mais  aussi les Russes qui ont toujours cette position insoutenable”.

 

“On demande à la communauté internationale de nous proposer un plan de  protection des civils syriens”, a-t-il dit à quelques jours d’un voyage en  Égypte et en Tunisie où il veut obtenir le soutien des pays arabes.

“Nous rejetons une intervention à la libyenne. Protection des civils ne  veut pas nécessairement dire intervention militaire”, dit-il en référence à la  résolution 1973 de l’ONU sur l’intervention contre le régime de Mouammar  Kadhafi.

“Si la communauté internationale prend une position unifiée et forte en  collaboration avec la communauté arabe, on peut obliger le régime à céder”,  estime-t-il au lendemain du veto de la Russie et de la Chine au projet de  résolution de l’ONU sur la Syrie.

“Soutenir Bachar al-Assad dans son projet militariste et fasciste ne va pas  encourager le peuple syrien à rester dans la révolution pacifique”, a réagi   Ghalioun en référence aux Russes et aux Chinois.

“Ils (les Russes) encouragent vraiment la violence”, ajoute l’universitaire  syrien.

La Russie s’est défendue mercredi d’être l'”avocate du régime de Bachar  al-Assad” et a invité les opposants à venir discuter à Moscou.  

La Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité, ont  opposé mardi leur veto à un projet de résolution des pays occidentaux menaçant  le régime syrien de “mesures ciblées” en réponse à la répression sanglante des  manifestations appelant à la chute du président Assad.

“Pour éviter ce glissement vers la violence, il faut que la communauté  internationale agisse vraiment d’une autre façon et prenne conscience des  dangers et des risques à ce moment de l’histoire. Je pense que la communauté  internationale n’a pas encore pris toutes ses responsabilités”, déplore   Ghalioun.

“Il faut une action collective qui montre à cette bande organisée qui  dirige la guerre contre son peuple qu’elle n’est plus reconnue comme un  gouvernement et qu’il faut arrêter le massacre. Il faut une intervention  politique et humanitaire massive”, selon le président du CNS.

LE CNS, né fin août à Istanbul, réunit quasiment toutes les tendances  politiques opposées au régime, notamment les Comités locaux de coordination  (LCC) qui chapeautent les manifestations, les libéraux, la confrérie des Frères  musulmans interdite de longue date en Syrie, ainsi que des partis kurdes et  assyriens.

Burhan Ghalioun, professeur de sociologie dans une université parisienne et  installé à Paris depuis 1978, craint un basculement du pays dans la guerre  civile, notamment à la faveur des désertions de soldats et d’officiers de  l’armée après sept mois de conflit.

“Il y a des débordements à cause de la politique violente et militariste du  régime. Ce qui créé des situations d’affrontements entre militaires et  opposants” armés venant de déserter, a-t-il estimé.

“Avec Assad, tout dialogue est exclu. Il est perçu en Syrie comme le tueur  n°1”, lance-t-il. “Toute sortie politique demande des négociations, mais pas  avec des tueurs”, ajoute-t-il.

“On espère qu’au sein de l’armée, au sein de l’administration, il y a des  gens raisonnables qui comprennent que la politique suicidaire du commandement  actuel et de sa bande conduit le pays vers la ruine”, dit-il.

Revenant sur la formation du CNS, qu’il a lui-même rallié tardivement,   Ghalioun a estimé que les islamistes y avaient naturellement leur place malgré  les critiques de certains laïcs.

“Les islamistes, notamment les Frères musulmans, font partie du peuple  syrien, on ne peut pas les exclure. Ils ont droit de participer au combat”,  dit-il.

“Il y aura une charte d’honneur, un pacte national qui parlera des valeurs  qui domineront la Syrie démocratique. Il y aura notamment l’idée d’un État  séculier”, a promis l’universitaire. “Ce que nous proposons, ce n’est pas un  Etat démocratique anti-religieux, mais neutre par rapport à toutes les  religions”, a-t-il précisé. 

 

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!