Ghardaïa s’embrase encore!
Le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa a placé ,dans la nuit de jeudi à vendredi, 9 personne en détention provisoire suite aux émeutes ayant éclaté dans ladite wilaya, tandis que l’enquête se poursuit avec 40 autres jeunes.
L’escalade des événements dans la wilaya de Ghardaïa a poussé les forces antiémeutes à intervenir avec force, tandis qu’un hélicoptère survole les lieux en vue d’identifier ceux qui en étaient à l’origine.
En effet, les services de sécurité ont arrêté 12 personnes ayant semé la terreur dans les rues de Ghardaïa, où l’on déplore déjà 150 blessés, dont trois dans un état grave.
Vendredi, les notables et les sages ibadites s’étaient réunis pour dénoncer avec les termes les plus fermes toute forme de violence et de terreur.
La veille, dans la nuit de jeudi à vendredi un groupe de jeunes ont incendié un cybercafé, saccagé un magasin de chaussures et une boutique de téléphones portables. Toutefois, si un calme précaire s’est rétabli dans les quartiers Ouaissa, Ahbasse et Achour, les habitants des localités de Okba et Baba Saad El Gherbi ont vécu l’enfer lorsque des jeunes ont pris d’assaut plusieurs maisons avant d’y mettre le feu.
Face à cette situation devenue non maîtrisable, les services de sécurité étaient déployés au niveau des stations service de crainte d’explosion, interdisant ainsi la distribution de combustible sans autorisation.
Parallèlement, les enquêtes se poursuivent pour savoir d’où s’approvisionnent ces jeunes en essence, en cocktail Molotov et en armes blanches, dont des sabres.
Selon nos sources, le wali de Ghardaïa en personne a demandé l’intervention des services de la Gendarmerie nationale pour cesser les violences et éviter le pire, d’autant que 60 familles s’étaient retrouvées sans abri, d’autres s’étaient réfugiées chez des proches au moment où certaines familles s’étaient sauvées en fuyant leurs localités pour se réfugier à Ouargla, Guerara, Metlili et Djelfa.
En outre, le wali aurait demandé aux chefs de sûreté de lui communiquer des rapports au quotidien sur la situation, et d’assiéger tous les endroits à risque et les isoler des groupes cagoulés qui terrifient les habitants.
A l’heure où on met sous presse, le calme s’est rétabli après que les éléments de la GN ont réussi à contrôler la situation, du moins pour le moment.