Grine: «Le MAE fait son travail convenablement au sujet de ma fouille à Orly»
Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a affirmé que le ministère des Affaires étrangères est en train de faire «très convenablement» son travail au sujet de l’incident de la fouille à l’aéroport d’Orly à Paris dont il a fait l’objet samedi dernier.
Interrogé sur les répercussions que pourraient entraîner l’incident sur les relations algéro-françaises, le ministre s’est refusé à tout commentaire à ce sujet.
Suite à cet incident de fouille dont a fait l’objet M. Grine à l’aéroport d’Orly, le ministère des Affaires étrangères a convoqué dimanche l’ambassadeur de France en Algérie, M. Bernard Emie.
Le directeur général du protocole au MAE a signifié à l’ambassadeur «le caractère inacceptable du traitement réservé à un ministre de la République, de même qu’il lui a rappelé le fait que cet épisode malencontreux n’est pas le premier du genre puisque deux cas similaires ont été enregistrés par le passé», a indiqué un communiqué du ministère.
Il a été ainsi fait part au diplomate français de la «réprobation des autorités algériennes de toutes attitudes contraires aux usages diplomatiques, qui sont en inadéquation flagrante avec la qualité des relations entre l’Algérie et la France et l’ambition partagée des deux pays de les hisser au niveau de partenariat d’exception».
Au lendemain de cette convocation, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères et du développement international, M. Romain Nadal, avait qualifié la fouille de responsables algériens dans les aéroports français d’«incident particulièrement regrettable», assurant que les autorités françaises travaillent «pour que ce type d’incident ne se reproduise plus».
Quant au devenir de télés privées, Hamid Grine a affirmé du nouveau dans les prochains jours.
Interrogé sur la fermeture de la chaîne de télévision privée El-Watan TV, à la suite des propos tenus par l’ex-chef de l’AIS, branche armée du FIS dissous, Madani Mezrag, le ministre à rétorqué qu’il n’avait rien à ajouter pour ne pas polémiquer.
Il a justifié également le choix de baptiser la nouvelle maison de la presse de Tizi Ouzou du nom du défunt journaliste, Malik Aït Aoudia, en affirmant que ce choix «a été arrêté après avoir discuté avec les représentants de la profession de la wilaya».