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«Groupe des 19»: «La panique s’empare des partis au pouvoir»

الشروق أونلاين
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«Groupe des 19»: «La panique s’empare des partis au pouvoir»

Le «Groupe des 19» intensifie ses sorties médiatiques pour défendre sa démarche pour rencontrer le président de la République accueillie par des vives réactions de la part des partis au pouvoir.

Après avoir été en position offensive, plusieurs des signataires de la lettre adressée au chef de l’Etat  se sont reconvertis en position défensive pour justifier leur « initiative ». Une attitude perçue par certains comme étant un revirement sur le contenu de la missive.

Parmi les signataires de la lettre figurent le leader de la wilaya IV historique, le moudjahid Lakhdar Bouragaâ, l’ancien ministre Abdelhamid Aberkane, la sénatrice Zohra Drif-Bitat et l’ancien ministre de la Culture, Khalida Toumi…  

Selon des observateurs, ces sorties médiatiques des signataires font suite aux critiques adressées à leur égard de la part des partis pro-pouvoir, notamment le FLN et le RND…et le premier ministre, Abdelmalek Sellal. Tous ont défendu la légitimité du président de la République et rejeté les doutes sur ses capacités à diriger le pays.

Outre les attaques venues des partisans du pouvoir, les signataires ont également été critiqués par le président du FN, Moussa Touati qui les accuse de courir derrière des postes de responsabilité.  

Pour le défenseur des droits de l’homme et signataire de la lettre, Me Boudjemaâ Ghechir estime que les déclarations faites par certains signataires ne signifient point un recul mais plutôt une explication et un enrichissement de l’initiative qui n’en est qu’à ses débuts.

Boudjemaâ Ghechir a souligné que les partis au pouvoir étaient pris de panique d’autant plus qu’ils qualifient les signataires d’opposants.

Selon lui, les initiateurs sont « de simples citoyens et non des représentants de partis politiques».

Du point de vue de l’ancien président de la Laddh, « le message politique est bien reçu, et cela peut se vérifier à travers l’agitation suscitée par l’initiative tant au plan politique que médiatique», estimant que parmi les conséquences qui en découlent de la lettre « le dressement de barrières entre la société et le président…ces sont des barricades dressées par les partis au pouvoir qui se font les avocats du Président sans procuration».

« La panique qui s’est emparée des  partisans du pouvoir a fait que ces derniers donnent des interprétations fausses du contenu de la lettre », soutient Me Ghechir, ajoutant que ceux-ci donnent l’impression que les gens qui réclament de rencontrer Bouteflika veulent s’assurer de son état de santé, ce qui n’est point le but des signataires.

« Pour nous, le Président exerce ses fonctions de manière ordinaire, mais nous craignons qu’il y ait des parties qui mettent des barricades devant son bureau et le poussent à s’en prendre aux signataires de la lettre», a-t-il ajouté.

Et Ghechir de conclure: « Nous œuvrons à confirmer qu’il y a de réelles craintes sur lesquelles nous voulons attirer l’attention du Président, dont la propagation de la corruption, l’accaparement du pouvoir par les détenteurs d’argent… ».  

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