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Guterres: Le drame sahraoui oublié

الشروق أونلاين
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Guterres: Le drame sahraoui oublié

La visite en Algérie du haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Antonio Guterres revêt une grande importance puisque c’est la première du genre et qu’elle vise à prendre connaissance du drame des réfugiés sahraouis, à les soutenir, en attendant une solution politique à la question suivant la légalité internationale et les décisions onusiennes.

  • Dans cet entretien, le haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés souligne le soutien de l’Algérie aux causes de libération dans le monde, y compris les mouvements de libération dans les colonies portugaises. Il salue l’aide algérienne aux réfugiés sahraouis, en mettant en exergue le caractère solidaire et humanitaire de sa visite dans les camps des réfugiés.
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  • E: Etant votre première visite en Algérie, pourriez-vous nous expliquer son objectif ?
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  • Il s’agit de ma  première visite en Algérie en tant que haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, mais je suis déjà venu en Algérie lorsque j’occupais d’autres postes. Cette visite est toutefois très importante pour moi, d’abord, en tant que portugais, parce que j’ai été présent sur la scène politique portugaise et que mes camarades du parti ont vécu en tant que réfugiés politiques en Algérie. Les mouvements de libération dans les colonies portugaises ont également bénéficié d’un grand appui de l’Algérie. Pour cela, je m’incline respectueusement devant l’hospitalité algérienne qui a permis d’accueillir et protéger mes concitoyens avant qu’ils ne reviennent au Portugal et ne contribuent à la dynamique politique démocratique.
  • Cette visite est aussi importante pour moi en tant que responsable du HCR. Chaque année, je rends visite à des camps de réfugiés à des moments importants pour eux sur le plan religieux. Il y a quelques années, je me suis rendu à Goma en République démocratique du Congo durant les fêtes de noël, l’année dernière, j’étais à Bagdad, et cette année, j’exprime mon soutien aux réfugiés sahraouis durant le mois sacré du ramadhan qui a une importante signification pour eux.
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  • Nous avons fais ce choix cette année, car le peuple sahraoui vit une véritable souffrance depuis plus de trois décennies et la question sahraouie est relativement “oubliée” vu ce qui se passe sur la scène internationale. L’on parle de l’Afghanistan, de la Palestine, de l’Irak…mais les gens ont oublié les réfugiés sahraouis et il est de mon devoir d’attirer l’attention de l’opinion publique internationale sur le drame des sahraouis.
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  • E: Quels sont les problèmes que rencontrent les sahraouis actuellement et que doit faire la communauté internationale pour mettre un terme à ces souffrances ?
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  • Je pense que le sujet essentiel que je voudrais débattre avec les sahraouis eux-mêmes, c’est qu’est ce nous pouvons faire pour améliorer la situation ?
  • Nous devons mobiliser davantage de moyens, concernant le HCR, surtout que la situation sahraouie a été relativement marginalisée. Lorsque je suis arrivé à la tête du HCR, l’aide consacrée au peuple sahraoui ne dépassait pas les 5 millions de dollars par an. Nous avons réussi à doubler ce budget même s’il reste insuffisant vu les besoins que dicte la réalité du terrain. Nous avons décidé d’amener les aides à 12 millions de dollars l’année prochaine, ce qui demeure modeste. Nous voulons discuter pour savoir comment nous pourrions améliorer la situation pour que la question ne reste pas en suspens. Néanmoins, la solution est politique, et ce n’est pas de nos prérogatives au HCR.
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  • E: Alors pourquoi les sahraouis soufrent en silence… Y a-t-il des pressions de la communauté internationale qui empêchent la prise en charge de la question sahraouie ?
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  • Soyons francs. Nous voyons que le monde aujourd’hui ne peut supporter sur son agenda plus d’une question ou deux en même temps, selon ce qu’imposent les médias. Si la question n’est pas médiatisée par les grandes chaînes satellitaires, elle est quasiment inexistante. C’est ce qui a justement fait que l’opinion publique, puis que les politiques, qui ne sont pas pressés par l’opinion, oublient cette cause.
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  • E: Comment évaluez-vous la coordination entre le HCR et les autorités algériennes sur la question du Sahara Occidental ?
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  • L’Algérie a offert sa protection aux réfugiés sahraouis ainsi que des aides matérielles considérables. J’ai discuté avec le ministre délégué chargé des affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, et il y a une grande coordination entre nous que nous espérons approfondir dans l’avenir.
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