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Hosni Moubarak en pré-campagne électorale : L’Égypte perd, Moubarak gagne à…diriger l’Égypte ” jusqu’au dernier souffle”

الشروق أونلاين
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Hosni Moubarak en pré-campagne électorale : L’Égypte perd, Moubarak gagne à…diriger l’Égypte ” jusqu’au dernier souffle”
Gamal Moubarak, dauphin malgré lui

« Le Prince qui veut faire entièrement profession d'homme de bien ne peut éviter sa perte parmi tant d'autres qui ne sont pas bons. » (Machiavel)

  • Qu’est ce qui fait donc courir les Moubarak ? Le pouvoir pardi, ou plutôt faire pérenniser leur dynastie, tel des pharaons, serions nous tentés de penser. Les prochaines présidentielles égyptiennes qui auront lieu en 2011 semblent être la clé de voûte de cet acharnement qui va jusqu’au pourrissement des relations bilatérales Algero-Égyptiennes. Le ministre des affaires étrangères, Ahmed Abou el gheit avait déclaré que le président égyptien est « fâché et désolé par les agressions des algériens sur la population égyptienne à Khartoum et des biens et des intérêts égyptiens ». Oui, rien ne va plus entre Alger et le Caire. Après la diatribe des fils Moubarak, Aala, particulièrement qui s’en est pris ouvertement aux algériens, le père prend la relève et transpose la haine populaire, qu’il tente de récupérer à des fins électoralistes, à son parlement. Le président égyptien Hosni Moubarak a tenu un discours de politique générale devant son parlement, réunissant l’assemblée populaire et le majliss echouri en faisant une bifurcation sur le sujet de l’Algérie. Il « averti » que son pays « l’Égypte ferait preuve de fermeté envers ceux qui portent atteinte à ses ressortissants ». Rien que cela !  Ciblant l’Algérie, qu’il n’a pas cité, le Rais persiste en signant que ” l’Égypte ne sera pas tolérant envers ceux qui portent atteinte à la dignité de ses citoyens”.
  • Omettant, néanmoins, de relever qui était le premier à avoir jeté la pierre. Qui est Caïn et qui est Abel ? Mais, le Rais joue la carte de la récupération politique pour préparer l’opinion publique égyptienne à l’éventualité de présenter son fils, Gamal à lui succéder. Cette récupération qui ne dit pas son nom semble pourtant être motivée par le prochain scrutin présidentiel en Égypte et qui se tiendra dans deux années. D’ailleurs, interrogé à ce sujet, le Premier ministre égyptien, Ahmed Nadhif, l’aurait déclaré mardi, affirmant qu’il « était trop tôt pour savoir si le président Hosni Moubarak, âgé de 81 ans, solliciterait un nouveau mandat en 2011 ». Le même ministre ajoute que « S’il décide de ne pas se présenter, le parti au pouvoir pourra trouver une alternative » en faisant allusion à la possibilité de plébisciter Gamal, le fils de Moubarak susceptible d’assurer la continuité en succédant à son père. L’on se rappelle qu’en 2006, le président Égyptien Mahmoud Hosni Moubarak avait imposé sa volonté en déclarant qu’il « dirigerait l’Égypte jusqu’à son dernier souffle ». Moubarak est bien lancé. Lui qui persiste, à cet effet, en signant que ” l’Égypte ne sera pas tolérant envers ceux qui portent atteinte à la dignité de ses citoyens”. Laquelle tolérance a bien commencé le jour ou « Missr d’Essadate » s’est attablée face à Menahem Begin, c’était à Camp David. La cause arabe était alors reléguée et jetée aux oubliettes. Dans un orgueil démesuré, ce dernier président affirme que “Le bien-être de nos citoyens à l’étranger relève de la responsabilité de son (notre) pays, nous nous assurons que leurs droits soient respectés et rejetons les violations et erreurs qui sont commises à leur égard”. Oubliant les milliers d’égyptiens logeant dans des caveaux de cimetières et oubliant peut être aussi que la fameuse « dignité » dont il s’enorgueillie a été, depuis, longtemps mise aux calanques grecques et reniée à Camp David et enterrée à Charm Echeikh. Son prédécesseur en a, d’ailleurs, payé le prix. L’agression sioniste de Ghaza et la fermeture du passage de Rafah a failli permettre à l’extermination du peuple palestinien. Cependant, la mémoire du pouvoir égyptien semble bien courte, contrairement à celle de l’histoire qui, elle, n’oublie pas.
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