J-M Ayrault: «Nous dialoguons avec les Algériens depuis 2012 au sujet des biens des pieds-noirs»
Réagissant à une question sur les biens immobiliers des pieds-noirs en Algérie, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a déclaré que la France est attachée à préserver avec l’Algérie un dialogue, entamé depuis 2012, dans «l’esprit d’amitié et d’apaisement».
En effet, Ayrault répondait à une question du député de l’Assemblée française, Elie Aboud, (Les Républicains), qui l’avait interrogé sur ledit dossier, lequel lui a rétorqué que le gouvernement français, le Conseil d’Etat et la Cour européenne des droits de l’Homme ont écarté les demandes de réparation.
En réponse, le ministre a indiqué que les anciens colons concernés par ce problème sont «libres» de présenter aux autorités administratives et judiciaires algériennes leurs éventuelles demandes de réparation.
Et partant, régulièrement, d’anciens pieds-noirs demandent à récupérer leurs biens après leur départ d’Algérie, chose impossible, car les autorités algériennes considèrent ces biens vacants et ne peuvent faire l’objet de restitution, ce qui a été consacré par la LFC de 2010.
Mais voilà, les 250.000 biens vacants des pieds-noirs, qui ont quitté l’Algérie après l’indépendance, ont été récupérés par l’Etat algérien à fin 2014 pour intégrer le patrimoine national, après avoir été recensés entre 2013 et 2014, et ne peuvent faire l’objet de restitution à des étrangers et qu’en vertu des lois de 1970, 1978 et 1986, les pieds-noirs qui possédaient des biens en Algérie ont été indemnisés d’une façon forfaitaire et à titre d’ «avance sur les créances détenues à l’encontre des Etats étrangers ou des bénéficiaires de la dépossession».
En tout état de cause, l’Algérie ne restituera pas les anciens biens immobiliers des pieds-noirs et anciens colons, c’est ce qu’a fait savoir l’Algérie indépendante par le biais du directeur général des Domaines, Mohamed Himour.