Khalifa: «Ma banque permettait une rente de 10 milliards par jour»
Le cinquième jour de l’audition du golden boy algérien, Rafik Abdelmoumène Khalifa, a connu de nouvelles tournures après l’audition des deux autres accusés qui se sont déroulés en sa faveur.
Il s’agit de l’ex-directeur de l’agence BDL de Staouéli, Issir Idir, et le notaire octogénaire Omar Rahal, dont l’état de santé est en difficulté, qui souffre d’une perte de mémoire, une perte enregistré en faveur du golden boy algérien.
Au cinquième jour du procès, devant le tribunal criminel près la cour de Blida, il a récusé le fait d’avoir obtenu le registre de commerce de sa banque avant sa constitution : « J’ai reçu une autorisation provisoire de constitution de la banque, d’une durée d’une année, et que Khalifa Bank a commencé ses activités deux ou trois mois plus tard dans la légalité et le respect des procédures bancaires en vigueur».
Interrogé par ses avocat, Abdelmoumène Khalifa a dévoilé que les commissions bancaires de Khalifa Bank, permettaient une rente qui s’élevait à 10 milliards de dinars par jour, tout en niant avoir usé des fonds de la compagnie aérienne pour un usage personnel.
Le deuxième accusé principal du scandale, en l’occurrence le notaire de l’empire d’El Khalifa, Omar Rahal, est accusé principalement d’établir l’acte définitif et relatif à la création d’El Khalifa Bank à Chéraga alors que le Trésor public territorialement compétent à Tipaza, n’avait pas reçu un pourcentage du capital de cette banque estimé à 50 milliards de centimes.
Face à cette accusation, le notaire octogénaire répondit difficilement vu son état de santé dégradé : « Je croyais que c’est une affaire entre le client et le Trésor de Tipaza, je ne savais pas que je devais m’assurer avant de remettre l’acte, mais je vous assure monsieur le juge que je ne connaissais pas cette procédure ».
Nasserdine Lezzar, l’avocat de l’accusé principal entre en scène. Est-il possible de créer une banque avec les revenus de KRG Pharma et pharma production ?
Khalifa : « Absolument ».
Les 50 milliards suffisent à la création de la banque, demande le juge.
Khalifa : C’est le minimum
Qu’elles étaient les recettes des entreprises de médicaments ?
Plusieurs milliards. Je ne m’en rappelle pas ? Répond Abdelmoumène tout en se rappelant bizarrement des recettes de l’époque de Saidal.
Le juge : vous avez obtenu le registre de commerce en avril 1998 ? ( l’acte de la création de la banque ? Comment est-ce possible ?
Khalifa : on a obtenu l’autorisation de la constitution valable d’une année, entretemps il faut accomplir toutes les démarches.
En fin de journée où a été déposé l’argent, demande Me Boudjhida.
A la caisse principale puis à la BA, répond Khalifa.
Y a-t-il d’autres activités bancaires ? : « Toute opération bancaire est payante », réplique le prévenu.
Les recettes de Airways elles sont de combien ? : « Plus d’un milliard de centimes », dira l’ex-milliardaire.
L’avocat : Est-ce que vous avez le droit de disposer des bénéfices de Khalifa Bank provenant des recettes des autres filiales ?
Khalifa : « Les bénéfices sont redistribués entre les actionnaires et on peut les réinvestir ».
En quoi consistent les facilités de caisse ?
C’est un compte de société de 100 millions de dinars qu’on peut assimiler à un crédit de fonctionnement.
Pouvez-vous retirer par exemple deux milliards de centimes de ce compte ? : « Oui à condition de les déclarer aux impôts », répond Khalifa.