Khebri: “Vers une augmentation des tarifs d’électricité et du gaz”
Le ministre de l’Energie, Salah Khebri, a révélé lundi le nouveau plan de son département, soulignant qu’une augmentation des tarifs d’électricité et du gaz est envisageable.
Quant à cette augmentation, le ministre de l’Energie a tenu à préciser qu’elle concerne les opérateurs et les partenaires économiques et non pas les citoyens ordinaires.
Pour Khebri, la tarification actuelle d’électricité et du gaz ne couvre que 60% de la production, estimant que le taux est fortement bas comparativement aux moyens matériels et techniques utilisés dans la production et le traitement de ces deux énergies.
Par ailleurs, il a souligné que de nouvelles techniques économiques seront adoptées à l’avenir, et ce pour réduire la facture de la consommation énergétique à travers l’utilisation de lampes basse consommation.
Dans le même sillage, le ministre de l’Energie a indiqué s’être mis d’accord avec le ministère de l’Habitat pour aller de l’avant dans les constructions à base des matériaux d’isolation thermique en plus d’utilisation des photovoltaïques, d’autant plus que l’Algérie dispose d’un immense potentiel énergétique solaire.
Bouterfa plaide pour l’augmentation des tarifs d’électricité
Le Pdg de Sonelgaz, Noureddine Bouterfa a plaidé ,lundi, pour l’augmentation des tarifs d’électricité en vue d’ « améliorer les équilibres de la trésorerie », qui enregistre « un manque à gagner de près de 175 milliards de dinars ».
Invité de l’émission « Invité de la rédaction» diffusée sur la Chaîne III de la Radio nationale, Noureddine Bouterfa a fait remarquer qu’ « augmenter la TVA n’est pas augmenter les tarifs », car selon lui « la TVA est redistribuée aux citoyens ».
Le Pdg de Sonelgaz a souligné également que vu le manque à gagner évalué à 175 milliards de dinars, « nous sommes obligés de passer par des relais, des préfinancements bancaires pour pallier à ces déficits ».
Interrogé sur une éventuelle augmentation progressive des prix d’électricité, le responsable dira en substance que « si tous les déterminants montrent qu’il n’y a pas d’amélioration en 2019 et que les ressources de l’Etat vont diminuer, probablement que l’Etat ira chercher un peu d’argent ailleurs que dans ses caisses. Et donc ça ne peut être que la caisse du citoyen ».