La gendarmerie fait “tomber” les “empereurs” du ciment à l’est : 285 impliqués dont des cadres bancaires, « enterrant » 10 000 logements destinés aux démunis
Un véritable cartel a été édifié, un vrai empire mis sur pied, par des spéculateurs qui ne lésinaient pas pas sur les moyens de remplir leurs poches, quitte à faire dormir les citoyens “à la belle étoile”.
- Les services de la gendarmerie de Constantine ont réussi une opération « coups de poings » d’envergure, dans l’est algérien, en perçant à jour l’empire des affaires de spéculation liées au ciment, impliquant 258 personnes, dont 27 entrepreneurs, des cadres bancaires et des entreprises de ciment, ainsi qu’une foultitude de personne, de petit acabit, qui gravitaient autour, en faisant perdre à l’Etat des centaines de milliards, qui auraient contribué à construire 10 000 logements pour la classe démunie.
- Les enquetes se poursuivent encore à ce jour, notamment avec le blanchiment d’argent qui a permis aux principaux mis en cause de s’acheter biens immobiliers, villas haut standing, notamment dans la capitale et sa proche périphérie, tout en contribuant à accentuer la flambée des prix du ciment en Algérie.
- L’affaire a éclaté en janvier 2010, après que des informations furent parvenues au commandement de la gendarmerie de Constantine, faisant état d’une grave spéculation sur le ciment dans les usines de Ain Touta à Batna, de L’ma Labyadh, à Tebessa, de Hadjr Essoud, de Skikda, de Ain el-Kebira, de Sétif et Hamma Bouziane, de Constantine.
- Après les investigations menées durant six (6) mois dans les wilayas de Batna, Tebessa, Skikda, Sétif et Constantine, ont dévoilé l’implication de 258 personnes. Il s’agit notamment de gens travaillant dans l’administration, des entrepreneurs ainsi que des commerçants.
- L’enquête a dévoilé, par ailleurs, que près de 266 000 tonnes de ciment d’une valeur de 169 milliards de DA ont été détournée illégalement des différents unités de production se trouvant dans l’est du pays. Cette quantité a été mise sur le marché noir, et vendu à plus de 398 milliards de centimes comme marge bénéficiaire au profit de ces spéculateurs. Une simple équation mathématique permet de constater qu’avec la quantité détournée on pourrait bâtir 8850 logements sociaux de type F3.