La Turquie cherche à s'exempter des sanctions américaines visant l'Iran
Le ministre turc de l’Énergie Taner Yildiz a affirmé mercredi que des négociations étaient en cours pour obtenir que la Turquie soit exemptée des sanctions de son allié américain visant son voisin iranien.
“Des discussions sont menées actuellement au niveau des entreprises”, a indiqué M. Yildiz, cité par l’agence de presse Anatolie.Les Etats-Unis ont annoncé mardi qu’ils allaient exempter 11 pays, dont dix pays européens et le Japon, des nouvelles sanctions lancées contre l’Iran dans le cadre de la pression exercée sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.
Mais la Turquie, important client en pétrole et en gaz de l’Iran, ne figure pas parmi ces pays. “Le fait que la Turquie ne soit pas dans la liste ne veut pas dire qu’elle n’y sera jamais”, a estimé le ministre turc.
Les Etats-Unis et l’Union européenne ont imposé des sanctions pétrolières contre l’Iran mais la Turquie, qui entretient de bons rapports avec la République islamique, fait valoir que le problème nucléaire de l’Iran doit être résolu par des moyens diplomatiques et non par des sanctions.
La Turquie a annoncé qu’elle ne se considèrait pas comme liée par des sanctions prises unilatéralement ou en groupe, mais seulement par celles imposées par le Conseil de sécurité de l’Onu.
La compagnie privée Turkish Petroleum Refineries Corporation (Tupras), plus grand importateur de pétrole brut du pays, achète une grande partie de cette matière première à l’Iran.
La Turquie importe son pétrole de différents pays, notamment la Russie et l’Azerbaïdjan, mais sa source d’approvisionnement la plus importante demeure l’Iran (30%).