L’Algérie, cible d’une guerre électronique
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement Ammar Belhimer a affirmé ,mardi, que l’Algérie était ciblée par une guerre électronique et que des parties étrangères avaient misé sur l’échec du processus démocratique en Algérie.
Dans son allocution prononcée à l’occasion d’une journée parlementaire -autour de «la cybercriminalité et ses impacts sur le pays et le citoyen»- organisée au Cercle national de l’Armée, Ammar Belhimer a indiqué que «l’Algérie qui entend produire un contenu national numérique professionnel est visée par guerre électronique structurée, dont des parties étrangères ont misé sur l’échec du processus démocratique porté par le Hirak populaire et mené à bon port grâce aux élections [du 12 décembre 2019]».
A cet effet, le ministre de la Communication a loué les efforts de l’ANP dans la lutte contre ce type de crimes. «Animés d’une détermination, les éléments de l’institution militaire spécialisés dans les sciences et technologies ont réussi à contrecarrer les plans concoctés par des aventuriers agissant sous des pseudonymes et derrière des masques sur les réseaux sociaux », a-t-il soutenu.
Par ailleurs, il a mis en garde contre la montée de cybercriminalité à l’approche de chaque occasion à travers notamment l’invitation des jeunes, le lavage de cerveau, l’incitation à la violence et à la division.
«Comme 70% des Algériens s’informent via les médias électroniques, il devient plus que jamais urgent de faire face à la cybercriminalité en garantissant la souveraineté électronique. Celle-ci repose sur la production d’un contenu national qualitatif sur les sites électroniques et sécuriser le réseau dans le cadre de la consécration de la souveraineté de l’Etat », a-t-il insisté.
Un reportage sur la cybercriminalité et ses impacts sur le pays et le citoyen a été diffusé lors de cette journée parlementaire à laquelle ont pris part des cadres de l’ANP, de la Sûreté et de la Gendarmerie nationales, des représentants de différents ministères et des ceux des conseillers à la Présidence, des enseignants et des experts dans le domaine.
Les intervenants se sont focalisés sur les raisons et les motifs de la cybercriminalité, ses retombées et les moyens d’y faire face.