L’Algérie remet en cause le rapport du PNUD sur le développement humain
L’Algérie a été classée en cinquième position dans le rapport des Nations Unies 2010 sur le développement humain, devançant les états développés en termes d’industrie et de technologie comme la Corée du Sud et l’Indonésie, pour la période allant de 1970 à 2010.
Le rapport a réparti les pays dans quatre groupes, classant l’Algérie dans celui des 43 états au développement humain élevé. L’Algérie devance le Maroc et la Tunisie, ses voisins. Le ministre de la prospective, Hamid Temmar a déclaré, hier, en marge de la présentation du rapport, qu’il élaborerait un rapport officiel en réponse à celui des Nations Unies. La rencontre a donné lieu à une joute oratoire entre les représentants du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et les ministres du gouvernement Ouyahia qui protestaient contre les conclusions du rapport malgré le classement appréciable de l’Algérie. Les ministres, particulièrement ceux de la prospective et de la santé, ont contesté les critères de classement et les données chiffrées qui selon les représentants des Nations Unies ont été obtenus de la Banque Mondiale et des organismes internationaux. En réponse, José Gregorio Salazar, l’expert du PNUD, a déclaré que le rapport part du principe que l’être humain est une ressource réelle et le moteur essentiel du développement et que les indicateurs utilisés sont ceux de la santé, l’éducation et le revenu qui sont les principales dimensions d’un quelconque développement humain. Salazar a indiqué qu’aucune condition préalable n’a été exigée pour arriver à ces résultats, mais que le facteur santé a été déterminant pour sa relation étroite avec le revenu. «Les évolutions économiques, sanitaires et éducatives s’imbriquent surtout dans les pays à faible revenu», a-t-il déclaré.