Lamamra: «Pas d’intervention militaire en Libye»
Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a annoncé mercredi que les propos tenus récemment par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian n’indiquent pas un appel à une intervention étrangère en Libye.
Lors de son allocution prononcée en marge de la conférence arabe sur «le rôle des femmes et des mères dans la préservation de la cohésion familiale et de la stabilité sociale» tenue à Alger, le chef de la diplomatie algérienne a dit que «je ne pense pas qu’il (Le Drian) ait fait une telle déclaration, d’où il est nécessaire de réécouter ce qu’avait dit».
« Nous devons agir en Libye et mobiliser la communauté internationale », « la Libye est à la fois la porte de l’Europe et du Sahara », a déclaré le ministre français de la défense mardi au journal « Le Figaro ».
« Le dispositif militaire français au Mali pourrait être amené à monter vers la frontière libyenne », juge-t-il en précisant que « tout cela se fait en bonne intelligence avec les Algériens qui sont des acteurs majeurs de cette région ».
En outre, il a mis en garde contre le risque que présente la Libye à la fois pour les pays de la région ainsi que pour l’Europe. « Le sud libyen est une sorte de hub où les groupes terroristes viennent s’approvisionner, y compris en armes, et se réorganiser ».
« Il n’y a pas d’intervention militaire actuellement en Libye et il est question à présent de réunir les Libyens à travers un dialogue national, une réconciliation nationale et un renforcement des institutions démocratiques », selon Ramtane Lamamra.
« Malgré l’existence à l’échelle mondiale de certaines données sur les solutions d’une sortie de crise en Libye, mais ce qui était convenu c’est bien la nécessité d’un dialogue entre les antagonistes libyens devant aboutir à une réconciliation nationale pour renforcer les acquis démocratiques à travers des institutions élues et un parlement duquel émane un gouvernement qui garantit la stabilité de la Libye », confie-t-il.
« La visite du chef d’état-major français, le général Pierre de Villiers en Algérie était programmée depuis un moment et l’a annoncée, lors de la visite du président français, François Hollande en Algérie et n’a rien à voir avec les développements que connaît la région », précise-t-il.