L’anarchie est de retour à Ghardaïa
Les rues de la ville de Ghardaïa ont connu pour la deuxième journée consécutive, des actes de violence et de sabotage qui ont touché les propriétés privées, estimées par les services de sécurité à plus de 50 magasins répartis dans les quartiers commerciaux de la ville, ainsi que 20 maisons.
Les jeunes ont exploité le désavantage numérique dans les forces de sécurité stationnées à Ghardaïa, après les avoir renforcés par quatre unités de la police anti-émeute de la wilaya de Ouargla, à la fin de la semaine dernière, suite aux protestations des chômeurs, où, des affrontements ont éclaté violemment entre les forces de sécurité et les jeunes des quartiers, qui ont connu un retrait partiel des unités de sécurité.
Les services de l’hôpital Terchine Ibrahim de Ghardaïa, ont enregistré plus de 25 blessés dans les rangs de la sécurité, alors qu’on ignore le nombre de blessés du côté des manifestants, car ces derniers évitent les hôpitaux par crainte d’être arrêtés sur les lieux. Les rues principales de la ville, ont connu une forte présence des forces antiémeutes aux entrées des quartiers sensibles de la ville, particulièrement avant la prière du vendredi, après l’émergence de rumeurs qui indiquent, l’éclatement à nouveau des actes de violence et de sabotage dans la soirée. La fédération du FFS de Ghardaïa, avait appelé dans un communiqué, les autorités politiques et de sécurité d’être à l’écoute des représentants de la société civile pour résoudre les problèmes des habitants de Ghardaïa avec sagesse, et ce, selon les lois des institutions de la République, au lieu d’utiliser la langue de l’affrontement et de la violence qui ne fera qu’empirer la situation .