L’attaque de Bamako vise à torpiller le processus de paix au Sahel
Selon une source diplomatique algérienne, le but de l’attaque de Bamako est de saborder le processus de paix et contrecarrer une réunion des parties en conflit au Mali
La délégation diplomatique algérienne, qui a été mise en sécurité après sa libération, va-t-elle continuer sa mission pour laquelle elle a été mandatée ou reviendra-t-elle en Algérie ?
D’après nos sources, les autorités diplomatiques algériennes sont restées silencieuses pour préserver la vie et la sécurité des six diplomates et du cadre de Sonatrach, pris en otage à l’hôtel Radisson de Bamako.
Ces diplomates étaient là dans le cadre du Comité de suivi et de la mise en œuvre de l’accord de paix au Mali qui rassemble les parties en conflit, pour préparer la réunion élargie qui aura lieu en décembre de manière à activer l’accord de paix et la formation d’un gouvernement de transition avant la fin de l’année en cours.
Notre source nous déclara que les autorités algériennes ont été parties prenantes pour régler ce conflit qui perturbe la stabilité de la région sahélo-saharienne, malgré les difficultés, en arrachant un accord de paix et de réconciliation issu du processus d’Alger.
Cet accord a perturbé les desseins des groupes terroristes, soutenus par une mafia politico-criminelle, car de grands intérêts financiers, qui se chiffrent en milliard de dollars, sont menacés par le spectre de la paix.
En réponse à une question de savoir si l’attaque de Bamako visait nos diplomates, il précisa que le but de l’opération est de perturber la paix et la stabilité dans cette région.
Ils sont convaincus que là où il n’y a pas de stabilité, les trafiquants en tout genre et à travers eux les terroristes, peuvent prospérer.