Le changement de la langue d’enseignement serait la cause de l’échec universitaire
Le directeur de l’enseignement secondaire au ministère de la l’éducation nationale, M. Samir Boubakeur a indiqué que l’enseignement dispensé aux élèves durant 12 années en langue arabe qui sera par la suite remplacée par la langue française à l’université pour les filières scientifiques, est parmi les principales causes d’échec universitaire.
La langue française est, selon lui, une langue étrangère dans le secteur de l’éducation nationale alors qu’elle est considérée comme une deuxième langue dans l’enseignement superieur, ce qui pose un sérieux problème, estime-t-il. Intervenant lors d’une journée parlementaire sur le programme d’enseignement dans le système éducatif nationale et sa relation avec l’enseignement supérieur, M. Samir Boubakeur a expliqué que les nouveaux bacheliers rencontrent beaucoup de difficultés pour s’adapter avec la nature de l’enseignement universitaire dans lequel la langue française est deuxième langue. Il explique en outre que le français est la langue d’enseignement des filières scientifiques à l’université à l’instar de la médecine, pharmacie, technologie. « Les nouveaux bacheliers ont des difficultés à comprendre et à assimiler leurs cours qui leur sont dispensés en une langue qu’ils ne maitrisent pas, par conséquent le taux d’échec universitaire est important », a-t-il expliqué. D’autre part, il a indiqué que le haut taux d’échec à l’univerité s’explique en outre par la mauvaise orientation des nouveaux bacheliers. A ce propos, il dira qu’un grand nombre d’étudiants se retrouvent dans des filières qui ne leur conviennent pas. D’autre par ailleurs n’arrivent pas à s’intégrer et à s’adapter avec l’ambiance universitaire. Dans le même contexte, il a nié l’existence d’une incompatibilité entre les programmes de l’éducation nationale et ceux de l’enseignement supérieur. « Les programmes de l’éducation nationale sont universels et permettent aux bacheliers de poursuivre leurs études supérieures le plus normalement possible », a-t-il conclu.