Le ministère de la justice doit trancher dans l’affaire Lotfi Raissi dans un délai de 28 jours
La cour d’appel britannique a décide d’octroyer un délai de quatre semaines au ministre britannique de la justice Jack Straw pour rendre sa décision sur l’indemnisation du pilote algérien Lotfi Raissi, établi à Londres, est accusé d’avoir entrainé les individus qui ont perpétré les attaques de septembre 2001. La cour a jugé “anormal” le retard enregistré par le ministère de la justice britannique alors qu’elle avait demandé déjà en 2008 la révision de l’affaire de Raissi, victime de la justice britannique.
- La Cour britannique a innocenté Raissi de toutes les accusations portées contre lui et Straw a ordonné d’étudier son indemnisation. Mais le pilote algérien est contraint de demander un jugement définitif de la révision de son affaire. D’ailleurs, Edward Fitzgerald, l’avocat de la défense a exprimé sa contrariété et déclaré qu’il était temps de prendre cette décision.
- Straw a mis en garde contre une quelconque tentative de retarder l’application de la décision qui serait considérée comme suspecte sous prétexte de l’annonce des élections générales.
- Lotfi Raissi, 35 ans, arrêté à Londres en septembre 2001 à la demande des États-Unis d’Amérique, avait été incarcéré à Belmarsh, pénitencier de haute sécurité, nommé le Guantanamo britannique, pendant 5 mois sous l’accusation d’avoir entrainé le saoudien, Hani Handjour, le pilote de l’avion qui s’est crashé sur le Pentagone. Une série d’accusations ont ensuite été portées contre Raissi, mais la défense a prouvé qu’elles étaient absurdes et sans fondement.
- Raissi a été relaxé en février 2002, mais il n’a pu continuer de vivre normalement sans la volonté des autorités britanniques et américaines à le disculper d’une injuste accusation. Il a déclaré au Times qu’il avait passé six années à attendre l’indemnisation, mais qu’il ne s’attendait nullement à ce que son affaire soit révisée et la seule solution dans ces conditions, était de recourir aux tribunaux car ce qu’il a subi, en étant taxé de terroriste, a ravagé sa santé et son existence.
- Raissi avait fait appel pour vice de procédure. Une enquête a bien été menée et depuis quatre ans, le pilote attend l’annonce du résultat par la commission de recours indépendante.
- Raissi est le premier suspect arrêté dans l’affaire des attentats de 2001, ce que sa défense qualifie de plus grosse erreur judiciaire dans la lutte contre le terrorisme et elle garantit que la cour d’appel assure qu’il existe des preuves flagrantes de dépassements commis par des responsables de la lutte anti-terroriste.