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Le président Sahraoui: Le combat reprendra si le Maroc torpille les efforts de Ross

الشروق أونلاين
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Le président Sahraoui: Le combat reprendra si le Maroc torpille les efforts de Ross
le président de la RASD Mohamed Abdellaziz

Le président de la République Arabe Sahraouie Démocratique Mohamed Abdelaziz a affirmé que la partie sahraouie est enthousiaste face à la nomination de Christopher Ross comme émissaire onusien dans la région, expliquant que Van Walsum constituait une réelle entrave dans ce dossier en raison de son parti-pris du côté marocain.

 

 Le président Sahraoui a indiqué dans un entretien à “Echorouk” en marge de la visite d’une délégation d’élus français dans les camps de réfugiés que le choix de la lutte armée s’imposerait si les efforts onusiens venaient encore à être torpillés par le Maroc.

 

  • Echorouk: Comment est venue l’initiative d’accueillir cette délégation d’élus français ?
  • Le président Sahraoui: Nous avons à Paris une représentation du Front Polisario et l’association française des amis de la RASD. Il existe également un réseau de relations de solidarité au niveau de nombreuses villes françaises notamment à travers des partis politiques. Ce sont ces efforts conjugués et coordonnés qui ont permis l’organisation de cette visite dans les camps de réfugiés sahraouis coïncidant avec la célébration du 33ème anniversaire de la naissance de la RASD. Il s’agit là d’un travail solidaire et médiatique.
  • Echorouk: Lorsque l’on sait que la plupart de ces élus français représentent des partis de gauche alors la France sous l’ère Sarkozy est dirigée par la droite, pouvons-nous nous attendre à une influence sur la position française à l’issue de la visite ?
  • Le président Sahraoui : J’estime que c’est un bon départ. Ces élus, une fois de retour chez eux, œuvreront à sensibiliser leur entourage et à mobiliser les médias français. C’est un début mais je n’espère pas dans l’immédiat un changement dans la position officielle de la France.
  • Echorouk: Certains médias étrangers ont estimé que la visite se voulait une provocation au Maroc…
  • Le président Sahraoui : Cette lecture n’a aucun sens et nous affirmons que ce genre de visites n’est pas nouveau puisque des italiens, des espagnols et des belges ont auparavant entrepris une démarche similaire en vue de s’enquérir de la situation sur place. C’est une action bénéfique qui va dans le sens de l’instauration de la paix, l’encouragement des Nations-Unies et le respect de la légalité internationale.
  • Echorouk: le nouvel envoyé onusien Christopher Ross se trouvait il y a quelques jours dans les camps de réfugiés. Avez-vous enregistré des avancées qui servent la cause sahraouie lors de cette visite ?
  • Le président Sahraoui : Nous sommes effectivement satisfaits de la visite de Ross et du départ de Van Walsum qui a compliqué les choses. Nous avons expliqué à Ross notre disposition à travailler avec lui notamment pour faire avancer les négociations pour concrétiser le droit à l’autodétermination.
  • Echorouk: Y a-t-il de nouveaux engagements concernant ce droit à l’autodétermination ?
  • Le président Sahraoui : Nous avons demandé à avancer dans ce sens, pour que le droit de choisir l’indépendance soit la solution de base. Nous avons exprimé à Ross notre volonté de progresser dans les négociations et nous souhaitons que le Maroc lève son objection à l’avancée des efforts de l’ONU et à l’application des différentes résolutions notamment celle relative au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.

  • Echorouk: Qu’en est-il de la position marocaine de la venue de Ross ?
  • Le président Sahraoui : Ross a rencontré des responsables au Maroc y compris le roi Mohammed VI et nous a informés de l’organisation d’un cinquième round.
  • Echorouk: Vous avez adopté une politique de résistance pacifiste, que le Maroc pourrait qualifier de faiblesse. Quel est votre commentaire ?
  • Le président Sahraoui : Une résistance pacifiste à travers une révolte qui s’appuie sur les sit-in, les grèves de la faim dans les prisons… Ce ne sont pas des méthodes nouvelles. Nous avons adopté cette stratégie le 17 juillet 1970 sous l’ère espagnole que le gouvernement avait alors réprimée. Ensuite, les armes ont parlé, et sous domination du Maroc, la lutte ne s’est pas essoufflée. Après le cessez-le-feu, le 6 septembre 1996, nous avons coopéré avec les Nations-Unies en vue d’organiser un referendum jusqu’en 2005. Le 20 mai, le Maroc est revenu sur ses engagements envers l’ONU. Nous continuons…le travail pacifiste ne signifie pas l’arrêt de la lutte armée, mais une façon d’agir non violente. En même temps, nous prévoyons de reprendre le combat, si le Maroc torpille les efforts des Nations-Unies.
  • Echorouk: Détenez-vous encore des otages marocains ?
  • Le président Sahraoui : Nous avons relâché les 4 mille détenus alors que les marocains n’ont libéré que 66 prisonniers sahraouis et que 500 personnes sont portées disparues. Le nombre des prisonniers de guerre est en fait de 155 depuis le soulèvement.
  • Echorouk: Une délégation italienne est arrivée dimanche dans la région. Sa mission est-elle identique à celle de la délégation française ?
  • Le président Sahraoui : Elle se trouve à Aousserd et est aussi importante que la délégation française. Elle œuvre à sensibiliser l’opinion publique européenne qui pourrait exercer une pression sur les gouvernements pour peser sur le dossier sahraoui.
  • Echorouk: Vous évoquiez Hassan II. Voyiez-vous avec lui une solution à la question sahraouie ?
  • Le président Sahraoui : Nous sommes persuadés que si Hassan II était encore de ce monde, il aurait déjà résolu le conflit. D’autre part, nous n’omettons pas de saluer l’Algérie qui a toujours été aux côtés du Sahara Occidental dans ses pires moments.

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