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Le retour de Bouteflika au Val-de-Grâce plonge le pays dans l’incertitude

الشروق أونلاين
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Le retour de Bouteflika au Val-de-Grâce plonge le pays dans l’incertitude

Les partis de l’opposition se préparent pour la convocation du corps électoral dont la date butoir expirera vendredi, sans pour autant cacher leurs craintes de voir le pays entrer dans une phase d’illégitimité quant à un éventuel report de ce rendez-vous, au moment où les partis pro-pouvoir estiment que Bouteflika transféré au Val-de-Grâce pour des soins, voire pour obtenir un certificat lui permettant de se porter candidat.

FLN: Le président recevrait le feu vert de se porter candidat

En dépit de l’incertitude qui caractérise la scène politique algérienne et la confusion née du nouveau déplacement de Bouteflika au Val-de-Grâce, le vieux parti semble décidé de maintenir intactes ses positions vis-à-vis des élections d’avril prochain, en réitérant leur appel à Bouteflika de se représenter à ce rendez-vous crucial.

Selon le porte-parole du FLN, Saïd Bouhadja, le transfert de Bouteflika à l’hôpital parisien était programmé déjà, et qu’il n’y ait pas lieu d’amplifier les choses, car à ses yeux, il s’agissait d’une visite médicale routinière de contrôle, à l’issue de laquelle le président pourrait obtenir l’aval des médecins d’entrer en lice pour de succéder à lui-même.

Contacté par nos soins, notre interlocuteur a fait savoir que c’était une lecture personnelle des développements récents en se référant au contenu du communiqué émanant de la Présidence, en estimant que Bouteflika regagnera le pays vendredi pour convoquer le corps électoral.

RND: Parler de l’état de santé du Président relève des médecins

De son côté, le membre du Conseil national du RND, Belkacem Mellah affirme que toute maladie nécessite un suivi médical, en faisant allusion au déplacement du Président au Val-de-Grâce en France. Tout comme le FLN, le deuxième parti du pouvoir a fait une lecture du contenu de ce communiqué sans autant procéder à des interprétations.

Belkacem Mellah s’est contenté en revanche de réitérer son appel aux militants de sa famille politique de renouveler leur soutien à Bouteflika, non sans tirer à boulets rouges sur l’opposition qu’il appelle à mieux exercer la politique.

Selon lui, le temps restant suffira pour convoquer le corps électoral en refusant de débattre de la question de l’état de santé du Président estimant que cela relève plutôt des prérogatives des médecins et non des politiques.

TAJ: Nous refusons de pêcher en eau trouble

Le chargé de la communication de TAJ, Nabil Yahiaoui a, pour sa part, dit que la Présidence a communiqué l’information en toute transparence à l’opinion publique, en annonçant la date du retour de Bouteflika du Val-de-Grâce. Nabil Yahiaoui a ajouté que son parti refusait de pêcher en eau trouble.

Jil Jadid: Nous craignons que le pays ne soit plongé dans l’illégitimité

Le président de Jil Jadid et candidat à la présidentielle d’avril, Soufiane Djilali n’a pas manqué de révéler ses craintes quant à l’avenir de la situation politique du pays, au vu de nombreux paradoxes au sujet de la santé du Président. « Nous sommes devant le fait accompli, dit-il, qu’il convoque le corps électoral vendredi depuis Val-de-Grâce, ou il ne le fera pas et le pays entrera du coup dans l’illégitimité car la date butoir est  fixée pour le 19 janvier en cours ».

« Comment se fait-il que ce président qui a des responsabilités devant les 33 millions d’Algériens, ne convoquera-t-il pas le corps électoral avant le 19 janvier, lui qui pouvait le faire le 19 décembre dernier ? », s’interroge-t-il en ajoutant:« Il est irresponsable et veut conduire le pays dans le chaos. C’est inacceptable de sa part!». Selon lui, la décision de Bouteflika est délibérée lui qui veut « s’accrocher au pouvoir à tout prix, quitte à mener le pays dans une impasse ».

FJD: « Que ceux qui veulent d’un 4e mandat se taisent»

Pour Abdallah Djaballah, président du Front pour la justice et le développement (FJD), il aurait fallu que la Présidence donne un bilan de santé bien précis du Président, car tout le monde sait que ce dernier est victime d’un AVC qui l’a éloigné de ses fonctions depuis des mois, estimant qu’il doit se retirer du pouvoir.  « S’il (Bouteflika) veut du bien au pays, qu’il quitte le pouvoir et que ceux qui ne cessent de l’appeler à briguer un 4e mandat en négligeant ce qui a été mentionné dans la Constitution  se taisent ». D’après lui, l’état de santé de Bouteflika doit faire taire ceux qui veulent d’un quatrième mandat.

MSP: Nous prônons la sérénité…pas de violation de la Constitution

Abderrazak Makri, président du MSP, préfère quant à lui de patienter encore avant de prendre une décision définitive au sujet de la polémique née de l’état de santé de Bouteflika, en prônant la sérénité.

« Si son état de santé l’empêche de convoquer le corps électoral, qu’il fasse recours à la Constitution parce qu’il n’a pas le droit de sortir de la légitimité », a-t-il confié ajoutant  que « s’il ne peut prendre un style pour signer le communiqué portant la convocation du corps électoral, ceci signifie que son état est très détérioré ».

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