Les boycotteurs: «Ghlamallah utilise la religion à des fins politiques»
La Coordination nationale de partis et personnalités pour le boycott des élections présidentielles du 17 avril prochain a accusé le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs d’utiliser la religion à des fins politiques, dans des critiques lancées contre ceux qui ont prôné le boycott du scrutin.
Les membres de la coordination ont -en effet, refusé d’impliquer John Kerry et Thamim Ibn Hamad Al Khalifa Al Thani,respectivement secrétaire d’Etat américain et émir du Qatar dans la campagne électorale,mettant en garde contre les conséquences d’une conspiration avec les forces étrangères qui pourrait conduire à la reproduction d’un scénario libyen et tunisien.
En effet, les accusations récemment faites par le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs Bouabdallah Ghlamallah traitant ceux qui ont prôné pour un boycott des prochaines urnes de fraudeurs, d’impies et d’ingrats, ont suscité la grogne de la coordination, dont les membres ont animé une conférence au siège du MSP. En effet, la riposte de son président Abderezzak Mokri était ferme. Ce dernier a affirmé que le ministre Ghlamallah a utilisé la religion à des fins politiques, en s’attaquant aux boycotteurs au nom de la religion. Concernant les accusations qui leurs ont été attribuées concernant leur collaboration avec les pays étrangers, le président du MSP à tenu à dénier toutes ces allégations tendancieuses qui sont pour lui un faible argument pour perturber le déroulement du processus électoral : « Les masques sont tombés et la vérité a enfin émergé après la visite de Kerry et l’émir du Qatar pour sauver le navire sans commandant ».
Pour sa part le député du parti FJD, Lakhdar Benkhalaf a notamment dévoilé que le pouvoir a recouru à la fraude par imposer un candidat malade ainsi d’utiliser abusivement les biens de l’Etat au profit d’un seul candidat.