Les dépouilles des Algériens établis en France risquent l’incinération
Le casse-tête des frais de rapatriement des dépouilles des ressortissants algériens décédés outre-mer vers le pays natal. Continue de peser lourd sur de nombreuses familles algériennes qui vivent dans la hantise de voir leurs morts incinérés ou enterrés dans des fosses communes, après une longue période passée à la morgue.
Le président du syndicat de défense des Algériens en Europe, Badaoui Moufok a lancé un cri de détresse aux autorités algériennes pour sauver les dépouilles de nos compatriotes d’une éventuelle incinération.
En marge d’une déclaration accordée à Echorouk, ce dernier avait révélé que des dizaines de dépouilles de ressortissants algériens décédés en France risquent l’incinération.
Len effet, l’opération de rapatriement des dépouilles d’Algériens morts en France se poursuit. 21 corps sont arrivés mardi 12 mai, à l’aéroport d’Alger. Les avions d’Air Algérie ont déjà rapatrié 742 corps d’Algériens décédés en France depuis le 19 mars dernier.
Le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale et des Compétences à l’étranger, Rachid Bladhane, était présent à l’aéroport d’Alger lors de l’opération de rapatriement de ces dépouilles et avaient présenté à cette occasion les condoléances aux familles des défunts en son nom et au nom des autorités du pays.
Pour rappel, le député de la diaspora Samir Châabna a révélé le 13 avril dernier, que le rapatriement des Algériens morts des suites du Covid-19 en France serait possible. Mais après une période de 6 à 12 mois suivant l’enterrement en France.
Rachel Hamdi