L’escadrille Al Farouk planifiait à enlever Reda Malek et Rebrab pour obtenir une rançon
Le rapport établi sur les deux présumés poursuivis dans l’affaire du double attentat contre le conseil constitutionnel et le siège du PNUD Programme des Nations Unies de Développement à Alger, perpétré durant l’année 2007, a révélé que l’un des deux accusés arrêtés, à savoir (M. M), issu d’une famille aisée, a des liens, éloignés, de parenté avec l’ancien ministre du gouvernement Reda Malek, et aussi proche d’un opérateur économique connu sur la scène nationale.
- Cela a fait que le groupe terroriste appelé « Escadrille El Farouk » lui a demandé de les informer des déplacements de l’ancien premier ministre Réda Malek et de l’homme d’affaires Issad Rebreab, afin de planifier leur enlèvement et demander une rançon. Le même accusé a une sœur qui travaille dans le domaine de la pharmacie, et le groupe terroriste planifiait pour lui demander de les aider en leur fournissant des médicaments pour soigner les terroristes blessés.
Mais, son frère, l’accusé M. M, et selon ses déclarations lors des investigations, a refusé d’exécuter la mission qui lui a été confiée, et c’est ainsi qu’il s’est retrouvé impliqué avec les groupes terroristes et se retrouve aujourd’hui en garde à vue.
Selon ce que les deux accusés ont raconté sur la planification pour la déflagration du bus transportant les employés de la compagnie américaine « B R C », ils ont utilisé le dénommé « F. Y » qui travaillait comme ingénieur dans ladite compagnie, et ils lui ont confié la tache de leur indiquer l’itinéraire emprunté par le bus, qui démarrait toujours de Oued Erremane, à El achour, à destination de l’hôtel Sheraton. Les terroriste ont confié une camera à cet ingénieur pour filmer l’itinéraire du bus, et c’est alors qu’ils ont dissimulé deux bombes sous les arbres de la forêt de Bouchaoui.
Mais, les employés de nettoyage étaient sur place, ce qui a contraint le groupe à retirer les deux bombes pour les replacer le lendemain, et les faire exploser via un téléphone portable en date du 9 décembre 20089, provoquant la mort de trois algériens, qui étaient à l’intérieur du bus en compagnie des étrangers.
Quant aux explosions qui ont touché le conseil constitutionnel et le siège du PNUD à Alger, elles seraient concoctées par le même groupe qui auraient acheté les deux camions utilisés dans les attentats, du marché de Tidjelabine, pour ensuite les confier aux deux kamikazes, le cheikh « Bechla » et le jeune « Abou Dadjana » pour se diriger vers l’endroit prévu.
Les six accusés ont été placés en garde à vue et ce, suite aux investigations menées par les services de la police anti-terroriste juste après les deux attentats perpétrés dans la capitale le mois de décembre de l’année 2007. Ces investigations ont révélé l’existence d’une activité secrète de quelques éléments de l’organisation terroriste appelée « GSPC », activant sur les monts de Boumerdes. Les investigations ont indiqué que les groupes terroristes comptent sur des personnes inconnues et qui ne font pas l’objet de recherches par la justice.