Libye : les révolutionnaires libyens portent atteinte à l’emblème national algérien
Des révolutionnaires libyens du CNT ayant été transférés en Tunisie pour se faire soigner, ont sauvagement porté atteinte à l’emblème national, en le piétinant, le jetant dans des toilettes et sur lequel ils ont écrit des expressions virulentes.
Cela se produit après cinq jours où pas moins de 23 familles algériennes qui se sont établies en Libye ont fait leurs valises et quitté le sol de ce pays, suite à la décision prise par la haute commission sécuritaire libyenne de les expulsers si elles ne possèdent pas de visas ou ne disposent pas de carte de séjour.
Face à des menaces de la commission sécuritaire libyenne, de nombreux Algériens se sont réfugiés en Tunisie où ils ont été accueillis par les Tunisiens habitant les villes frontalières de Ben Kerdane et de Madenine.
Un ressortissant algérien établi en Libye qui a requis l’anonymat a dit avoir été mal traité par les libyens. « Nous sommes d’origines algériennes et étions en contact permanent avec l’Ambassade de l’Algérie en Libye qui nous conseillait d’éviter les deux parties opposées dans ce pays, notamment après la réaction du CNT vis-à-vis de la position de l’Algérie à la crise libyenne », a dit le ressortissant algérien en Libye.
« Le dimanche passé, nous avons été surpris par des révolutionnaires libyens armés qui s’étaient introduits dans notre maison et nous demandaient soit de partir,sinon nous serons emprisonnés ou tués », a-t-il ajouté.
Sous la menace des révolutionnaires, le père de cette famille a dit qu’il a pris de l’argent, la parure de sa femme et ses documents, ceux de sa femme et ceux de ses enfants et ont quitté la Libye.
« Nous avons fait l’objet d’humiliation, et nos martyrs ont été également humiliés. Ils nous ont adressés des propos virulents que je ne peux pas répéter. Il y a vingt ans que je me suis installé en Libye, et aujourd’hui on nous expulse sans nous accorder de temps pour régler nos affaires », a-t-il déploré.
Un autre algérien originaire de la wilaya d’Oran, qui a quitté la Libye depuis le poste-frontière de Ras Djadir, a dit de son côté : « On nous traite comme des animaux en Libye, et on nous qualifie de rats ». Il a ajouté que les révolutionnaires leur ont dit : « N’étaient pas les instructions du CNT de ne pas vous tuer, vous auriez le même sort que Mouammar Kadhafi que vous aimiez ».
« Allez-y espèce des rats chez Aicha Kadhafi, qui pourrait vous venir en aide ? », tels sont les propos des Libyens à l’égard des algériens, selon l’Algérien originaire d’Oran.