L’inflation plombe le pouvoir d’achat des Algériens!
Contrairement aux prévisions de la Banque d’Algérie e du ministère des Finances, le taux d’inflation a connu une hausse vertigineuse pour se situer fin juillet à 5.5%, selon les données de l’Office national des statistiques (ONS).
Ce qui renseigne d’une détérioration brutale du pouvoir d’achat, dont des experts à la Banque mondiale émettent des réserves sur les chiffres communiqués.
Joint par Echorouk, l’expert Mohamed Hamadouche a affirmé que le taux d’inflation était beaucoup plus important que celui annoncé par le ministère des Finances, estimant que ce dernier ne disposait pas de moyens lui permettant de mesurer l’inflation.
Pour lui, le département de Hadji Baba Ammi continue de fonctionner à l’aide de moyens archaïques en dépêchant des agents – dépourvus de matériels les plus élémentaires- dans des marchés en vue de constater la différence entre les prix réels et ceux établis auparavant. Ce qui induit le plus souvent à l’erreur.
Selon lui, les prix affichés à Bab El Oued diffèrent de ceux d’Oran et de Relizane.
L’expert a fait savoir par ailleurs que l’ONS continuait à fonctionner avec la mentalité des années 1970, en réunissant ses agents à Bir Khadem et les charger ensuite de se rendre dans les marchés non lointains de la capitale pour mesurer le pouvoir d’achat, ce qui témoigne à ses yeux du déficit de l’Office, en panne d’une étude prospective sur l’évolution des prix.
D’après Hamadouche, l’augmentation du taux d’inflation s’explique par deux faits essentiels: la hausse des prix tant sur les marchés de gros que sur ceux de détail ainsi que la dépréciation du dinar.
Ce qui laisse présager, à ses yeux, une aggravation de la situation avec la prochaine rentrée sociale.