L’UGCAA appelle à un débat national sur les abattoirs
Les bouchers de l’abattoir d'El Hamma (Ruisseau) à Alger ont dénoncé les tentatives de certaines parties voulant faire pression sur les autorités concernées à reporter la décision portant sur la fermeture de l’abattoir en question.
Quant à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), elle a appelé le gouvernement à ouvrir un débat en présence de l’ensemble des acteurs activant dans ce secteur afin de mettre en place une politique nationale qui vise à constituer de structures modernisés qui seront à même d’établir le marché national face à la flambée constante des prix de la viande.
A quelques jours seulement de l’Aïd El Adha, la question de la fermeture de l’abattoir du Ruisseau a une nouvelle fois été évoquée où certaines parties tentent de faire pression sur le gouvernement pour ne pas exécuter sa décision jusqu’à la réception d’une autre structure, dont sa réalisation est en cours aux alentours de la capitale.
Selon le communiqué des grossistes de viandes rouges dont Echorouk détient une copie, ces commerçants ont qualifié la décision de fermeture de cet abattoir en question d’une tentative de déstabiliser cette structure.
De son côté, Hadj Tahar Boulenouar, le porte-parole de l’UGCAA contacté par Echorouk a refusé toute démarche visant à fermer cette structure sans recevoir en contrepartie de nouvelles structures.
Hadj Tahar Boulenouar a également mis l’accent sur la nécessité d’organiser un débat national sur ce sujet, notamment dans des grandes villes eu égard au peu d’abattoirs dont elles disposent et à la forte demande en matière de viande.
L’interlocuteur a tenu à expliquer que la fermeture de cet abattoir contribuerait à l’émergence de l’abattage sauvage notamment au niveau des zones d’habitation à haute densité démographique ce qui mettra en danger la santé des citoyens.
Par contre, la réalisation d’abattoirs modernes permettra d’éviter de nombreux risques, soit ceux qui sont liés aux animaux ou aux consommateurs, selon le porte-parole de l’UGCAA.
Il a ajouté que le peu d’abattoirs existant actuellement sont incapables de répondre à la demande du marché national.
« Il est impossible qu’un nombre de cinq communes soient approvisionnées par un seul abattoir à de faibles capacités », a-t-il déploré.