Lutte contre l'habitat précaire : les habitants de 45 000 baraques seront relogés
Le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Noredine Moussa, a affirmé que les pouvoirs publics poursuivront en justice les personnes qui ont triché et qui ont donné de fausses informations pour bénéficier d’un logement. Il a annoncé par ailleurs que 45 000 personnes seront relogées dans le cadre de l’éradication de l’habitat précaire.
« C’est incompréhensible ! Au moment où le gouvernement annonce l’inscription de deux millions de logements et qu’il y a un objectif de livraison de 1 200 000 logements en 2014, on voit des gens manifester comme si l’Algérie et les programmes de logements allaient s’arrêter en 2010 », s’est interrogé ce matin le ministre de l’habitat et de l’urbanisme lors de son passage à la chaine III. « Ce n’est pas possible et ce n’est pas concevable. L’acte de bâtir demande du temps, des moyens humains, matériels et financiers et donc nous disons aux gens qui attendent depuis longtemps et qui répondent aux critères d’accès à ce type de logement qu’ils auront leurs logements », a-t-il assuré. Interrogé sur les personnes qui ont fourni de fausses déclarations, sous loué des logements, et qui ont bénéficié auparavant de logement, M. Noredine Moussa a affirmé que « nous ne pouvons pas nous taire sur ce sujet car il s’agit de l’argent public, cet argent doit être préservé ». Ainsi, il a reconnu que des personnes ont bénéficié d’autres formules de logements mais se retrouvent également, comme par « miracle », dans des baraques pour bénéficier d’un autre ou d’autres logements. Les pouvoirs publics comptent réaliser 1 200 000 logements à l’échéance quinquennale (2014), à raison de 240 000 unités par an. A une question de savoir si l’Algérie a les capacités de réaliser ce grand nombre de logement, le ministre a déclaré : « Je n’ai aucun doute sur notre capacité à réaliser ce programme ». Pour réaliser cet important programme, les pouvoirs publics s’appuieront sur l’outil national qu’il soit public ou privé, pour qu’il prenne en charge une partie de ce programme. L’outil public n’a réalisé qu’entre 4,5 à 5 % du programme précédent, le privé à réalisé 85 %, alors que le reste a été réalisé par des entreprises étrangères c’est-à-dire moins de 9 %. « Nous travaillons à ce que les entreprises publics avec ce qu’a décidé le conseil des participations de l’Etat en terme d’investissement et d’assainissement en faveur de ces entreprises publiques, nous avons un bon espoir d’augmenter leur parts du marché, et par conséquence faire le maximum de ce programme par les moyens nationaux », a expliqué M moussa. A une question de savoir si les F2 vont disparaître, vu qu’ils fonts aujourd’hui l’objet d’un mécontentement, d’autant plus que la moyenne de la famille algérienne est d’au moins 6 personnes, le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, a indiqué que « La décision de ne plus construire des F2 a été prise par le président de la république en 2006. Ce qui est en train d’être livré en F2 c’est des « queues » de programme. Depuis 2006 aucun projet n’a été lancé avec des F2 », a-t-il conclu.