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Madagascar: l'armée refuse de diriger la transition

الشروق أونلاين
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Madagascar: l'armée refuse de diriger la transition

L'armée malgache a refusé vendredi la mise en place d'un “directoire militaire” qui prendrait la tête d'un gouvernement de transition, comme l'ont souhaité trois des quatre composantes politiques du pays, et réaffirmé sa “neutralité” dans la crise en cours.

  • “Les forces armées refusent la mise en place d’un directoire militaire”, indique un communiqué lu par le secrétaire d’Etat chargé de la gendarmerie nationale, le général Claude Ravelomanana.
  • Il s’exprimait dans un centre de conférences d’Antananarivo, en présence de la presse et devant les principaux haut-gradés de l’armée malgache.
  • Il réagissait à l’appel lancé jeudi par les mouvances des ex-présidents Albert Zafy et Didier Ratsiraka et du président évincé Marc Ravalomanana, qui avaient demandé à l’armée d’occuper les trois postes clés de la transition politique sur lesquels les négociations achoppent avec l’actuel homme fort du pays Andry Rajoelina.
  • “Les forces armées maintiennent une position neutre et restent les défenseurs de l’intérêt supérieur de la nation”, souligne le communiqué lu vendredi.
  • “Nous avons réitéré notre volonté de ne pas rentrer dans les affaires politiques, ce n’est pas notre rôle. Rien ne dit dans la Charte (de Maputo) que ce sont aux militaires de désigner qui que ce soit”, a commenté à l’AFP le général Ranto Rabarisoa, vice-président du Conseil militaire pour la défense nationale (CMDN).
  • Selon un accord politique signé à Maputo le 9 août, les quatre chefs de file malgaches, représentant les principales formations politiques de la Grande Ile, doivent mettre en place une période de transition de quinze mois maximum, qui vise à mettre un terme à la crise qui affecte Madagascar depuis le mois de janvier.
  • Lors d’un autre sommet à Maputo le 28 août, les leaders malgaches n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la nomination du président du gouvernement de transition et de celle du Premier ministre.
  • Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana, Albert Zafy et Didier Ratsiraka avaient jusqu’au 4 septembre pour rechercher un consensus sur ces deux postes ainsi que sur celui de vice-président.
  • Lâché par l’armée, Marc Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, alors son principal opposant.
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