Maghnia: un mur sépare les tombes des musulmans des Chinois
Une année après, l’enterrement des ressortissants chinois au niveau du cimetière Sidi Lahbib de Maghgnia continue de faire polémique et de susciter l’indignation des habitants.
Au moment où on met sous presse, aucune conclusion de la commission d’enquête dépêchée sur les lieux n’est communiquée, dont le responsable ayant autorisé l’enterrement de huit ressortissants chinois dans un cimetière musulman n’est toujours pas identifié.
Selon des sources de Echorouk, une deuxième enquête devrait être ouverte car selon des informations circulants dans ladite localité, des responsables de la commune de Maghnia auraient déchiré le document sur le registre de décès en vue de brouiller les pistes et désorienter les enquêteurs.
Dépêchés à Maghnia par le ministère des Affaires religieuses dans le cadre de la même affaire, quatre fonctionnaires de ce département ayant interrogé l’ancien maire ont été plutôt étonnés par un responsable de l’APC qui leur a appris que la société chinoise, ignorant la loi musulmane, a procédé à l’enterrement de ses ressortissants dans un cimetière de musulmans sans autant demander d’autorisation ni auprès de la mairie ni auprès du procureur de la République.
Le comble c’est que les déclarations des responsables de ladite commune sont contradictoires. D’ailleurs, l’ancien maire estime que les ressortissants chinois enterrés non loin des tombes des musulmans s’étaient convertis en Islam, tandis qu’un autre responsable a fait porter l’entière responsabilité à la commune Sabra…
Il y a lieu de souligner que les autorités n’ont toujours pas tenu leurs promesses d’exhumer les ossements des huit chinois pour être inhumés loin dudit cimetière.
Contacté par Echorouk, l’adjoint au maire de Maghnia nous indiqua que la commission avait enquêté avec l’ancien Exécutif et qu’il ignorait les conclusions de l’enquête, précisant que les tombes des Chinois étaient séparées par un mur des mausolées de Sidi Lahbib et des autres mausolées.