Makri: «Bouteflika a le droit de terminer son mandat, l’opposition de réclamer la présidentielle anticipée»
En réaction au message adressé par le chef de l’Etat à l’occasion du 53e anniversaire de l’Indépendance, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrazak Makri a tenu à défendre l’attitude de l’opposition qui réclame la présidentielle anticipée.
« Bouteflika a le droit d’aller jusqu’au bout de son mandat malgré sa maladie, ce qui est compréhensif et prévisible de sa part. C’est son droit! », a dit Makri avant d’ajouter qu’en revanche « l’opposition a le droit elle aussi de réclamer la présidentielle anticipée » expliquant que cette demande ne vise pas la personne du président mais elle concerne la situation du pays au plan politique et économique ainsi que le début des troubles sociaux ayant accompagné la politique d’austérité.
« Il est du droit de l’opposition de continuer de solliciter la tenue d’une présidentielle anticipée pour rechercher une autre solution dans l’intérêt du pays, après la grosse occasion historique et sans précédent accordée au président Bouteflika », insiste-t-il.
Par ailleurs, il a accusé le président de la République de vouloir normaliser le phénomène de corruption qui s’est répandu au sein de la société algérienne. « …Bouteflika tente de normaliser le phénomène de corruption répandu…une tentative vaine d’autant que l’échec dans la réalisation de la croissance est retentissant », estime-t-il.
Toutefois, il a salué le message « rassurant » du président Bouteflika à l’opposition qu’il considère comme étant une étape vers la bonne voie et l’a invité à avoir une conviction quant au projet politique et national proposé par l’opposition et qui vise à aboutir à une transition démocratique accompagnant une transition vers la croissance loin des aspirations et des intérêts personnels et partisans tant au sein du pouvoir qu’au sein de l’opposition.
Pour Makri, la révision de la Constitution annoncée depuis quatre ans est devenue comme un long feuilleton qui n’attire plus l’attention et l’intérêt de la classe politique d’autant plus que son élaboration ne répond pas à l’esprit du consensus et aux aspirations de la majeure partie des Algériens.