Michael Koehler: “L'Algérie a demandé l'envoi d'observateurs européens pour surveiller les présidentielles”
Le responsable politique de voisinage de l’Union européenne, l’Allemand Michael Koehler, a souligné dans cet entretien avec le quotidien Echorouk que les autorités algériennes ont envoyé une demande officielle à l’Union européenne, afin d’envoyer des observateurs pour surveiller l’élection présidentielle du 17 avril prochain. Le responsable européen, a révélé, que la demande est toujours en cours d’étude au niveau de la capitale européenne Bruxelles, soulignant que les recommandations faites par la délégation aux observateurs, à propos des précédentes élections législatives passées, feront l’objet de réunions entre les représentants des deux parties à la fin de ce mois et au début du mois de mars.
Avez-vous débattu avec les autorités algériennes la possibilité d’envoyer des observateurs de l’UE à surveiller le prochain présidentielles du 17 avril ?
Ce n’est pas dans mes prérogatives, mais ce que je sais, c’est que le gouvernement algérien, a adressé une invitation aux autorités de l’Union européenne en vue de l’envoi d’observateurs pour surveiller l’élection présidentielle, cette demande est actuellement à l’étude au niveau de Bruxelles, la capitale de l’Union, et non la Commission européenne, où j’exerce mes fonctions , qui décide sur cette question, mais cela est du ressort des institutions de l’UE, chargées des affaires étrangères, et je ne sais pas exactement à quand la décision finale. Peut-être, c’est l’ambassadeur de la Commission européenne à Alger, M. Mark Skolel, est plus au courant que moi sur cette affaire.
Vous savez que la mission de l’Union européenne, qui a suivi les élections en 2012, avait dejà envoyé des recommandations aux autorités algériennes, qu’elle considére comme des garanties pour aider à l’intégrité de l’élection, et les autorités algériennes ont aussi accordé certaines de ces recommandations, et que dire du reste ?
Effectivement. il y a eu déjà un rapport que la commission des observateurs européens, a adressé aux autorités algériennes, après les dernières élections législatives, il y avait parmi ces recommandations, auxquelles les autorités algériennes, n’ont pas répondu, mais elles restent toujours acceptable à débattre. À cet égard, il a été programmé une série de réunions entre les deux parties, algérienne et européenne, à la fin du mois en cours, et au début de Mars au niveau du Conseil de partenariat.
Comment voyez-vous la prochaine élection présidentielle ?
Tout d’abord, nous devons féliciter le peuple algérien sur cette élection, dans le cadre de la pratique de la démocratie, et qui peut se traduire en un choix utile pour les Algériens, surtout avec la candidatures de plusieurs personnalités. Ceci est considéré comme un indicateur important, surtout si ces élections se passeront dans une atmosphère d’égalité des chances et de manière appropriée.
Comment évaluez-vous la période de dix ans qui se sont écoulés depuis le partenariat entre l’Algérie et l’Union européenne?
Pour nous, l’accord de partenariat signé entre l’Algérie et l’Union européenne, est considéré une base de départ. Il existe des énergies de part et d’autre, nous sommes appelés à les mettre en valeur et les investir, tant que il y a un potentiel économique inexploité comme il se doit, nous allons écouter nos partenaires algériens à cet égard, on ne peut pas partager toutes les lectures et interprétations apportées par la partie algérienne, c’est un fait, mais tout le monde est d’accord que nous avons fait un bon départ , et nous n’avons pas encore atteint la fin de l’opération, vous devez savoir où se trouve le potentiel et les aspirations de la partie algérienne, afin de trouver un mécanisme pour les concrétiser sur le terrain en coopération avec la partie européenne.