Moines de Tibhirine : Le Quai d’Orsay lève le secret défense
Les moines trappistes de Tibehrine
L’ancienne barbouze des services secrets au Sdece, puis à la DGSE (Direction générale des services extérieurs) DGSE avant d'être nommé attaché de défense en Turquie, au Sahara, puis en Algérie entre 1995 et 1998 serait-il donc toujours en mission de service ?
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L’homme par qui arrive le scandale de l’enlèvement, dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, et l’assassinat des moines de Tibhirine par des groupes armés, dans la région de Médéa, est le général français à la retraite François Buchwalter. L’auteur du saugrenu recit-temoignage parviendra à convaincre, le 25 juin dernier, le juge d’instruction antiterroriste Marc Trévidic à se saisir du dossier et demander la levée du secret défense treize années plus tard. C’est, désormais, chose faite !
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Le Quai d’Orsay vient de transmettre, lundi, des documents à la justice levant ainsi le secret défense protégeant ce dossier. Selon porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero le Quai d’Orsay « a transmis le 9 novembre au juge d’instruction compétent, en réponse à la demande de ce dernier, des documents émis par les services de
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Ce ministère et qui sont susceptibles d’être utiles à la recherche de la vérité sur le dossier des moines de Tibhirine ». Il précisera que « Cette transmission est intervenue immédiatement après l’avis rendu le 5 novembre par la commission consultative du secret de la défense nationale concernant les documents qui lui avaient été transmis par le ministère des Affaires étrangères ». La demande des juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier, à Hervé Morin (Défense), Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Brice Hortefeux
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(Intérieur), visait notamment le rapport de l’attaché de Défense français à Alger à l’époque des faits, le général François Buchwalter. Selon ce dernier « les moines ont été tués peu après leur enlèvement par des tirs venant d’hélicoptères militaires, et non par des djihadistes qui avaient revendiqué leur kidnapping ». Mais, qu’est ce qui aurait donc interdit à ce vieux militaire de libérer sa « conscience »en temps voulu, hormis l’ordre qu’on lui aurait « intimé de garder le silence pour ne pas nuire aux relations entre la France et l’Algérie » ? Sa confession, présente, selon laquelle « C’est difficile pour moi car c’est une chose dont on m’a demandé de ne pas parler » envenime bien les relations Franco-algérienne et vient un peu tardivement pour la paix de l’âme des victimes et de leurs familles qui doivent faire leur deuil ? En guise d’éléments, des pseudo témoignages d’un ex militaire algérien ! Ce qui est si peu d’éléments pour un homme averti tel que le général Buchawalter rompu aux arcanes du contre-espionnage et qui reconnaît avoir recueilli les « confidences d’un ancien officier de l’armée algérienne, dont le frère était chef d’une escadrille d’hélicoptères affectée à la 1ere région militaire en Algérie ». Ce dossier qui envenime les relations Franco-Algériennes semble cacher bien d’autres objectifs, d’ordre, notamment politique et économique. Considérée comme chasse gardée des français, l’Algérie a pris un train de mesures allant à contrario des projections de l’hexagone. La derniere en date semble être les mesures prises par la loi de finances complémentaire 2009 qui dérange les intérêts économiques des français. Des réactions effarouchées ont été enregistrées ça et là depuis la publication de la LFC 2009. Des experts politiques français avaient émis des rapports et des analyses expliquant la dernière campagne médiatique française relative à l’affaire des moines de Tibhirine. Ces derniers experts interprètent cela comme n’étant « qu’une réponse à l’instruction du premier ministre Ahmed Ouyahia relative à la dissolution des sociétés d’importations étrangères et aussi le désistement de 30% au profit d’une personne ou entreprise algérienne et ce, dans le but de créer la zizanie et porter atteinte à l’image de l’Algérie dans le monde ». Est-ce donc les fameuses « pressions » que dénonce la secrétaire générale du parti des travailleurs, Louisa Hanoune ? Une affaire de lobbysmes qui risque d’accentuer la déchirure entre les deux pays déjà en froid.