-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Moubarak appelle à la rescousse pour sauver l’économie égyptienne

الشروق أونلاين
  • 2745
  • 0
Moubarak appelle à la rescousse pour sauver l’économie égyptienne

Le président égyptien Hosni Moubarak tente d’aider des dizaines d’entreprises égyptiennes qui pâtissent depuis les tragiques évènements qui ont marqué la phase des éliminatoires de la CAN et du Mondial. Il a saisi l’occasion de son déplacement éclair en Algérie pour le décès du frère du président Bouteflika, afin de mettre un terme à la détérioration des relations politiques et économiques entre le Caire et Alger. Sa démarche est assimilée à des excuses presque officielles pour toutes les atteintes et insultes proférées par des médias et des officiels égyptiens à l’encontre des institutions et des symboles de l’Algérie.

  • Si l’objectif apparent de la visite était de présenter des condoléances, et à juste titre au regard des relations historiques qui lient les deux pays, tout porte à croire que le président égyptien s’est également déplacé à Alger pour tenter d’arranger les choses après tout ce qui a été fait et dit au Caire pour ternir l’image de l’Algérie. La conciliation serait bénéfique surtout pour les entreprises économiques égyptiennes présentes en Algérie dans les domaines du BTPH, des hydrocarbures et du dessalement d’eau de mer, qui ont perdu gros, conséquence de cette attitude hostile, affichée particulièrement dans les milieux médiatiques égyptiens, à l’égard de l’Algérie .
  •  
  • Les inquiétudes du Caire se sont faites plus intenses encore après que les entreprises égyptiennes aient été exclues du programme de développement quinquennal 2010-2014. Le gouvernement algérien n’a pas manqué en effet d’inviter les sociétés européennes, américaines, celles du Golfe persique, chinoises et même russes, à investir, alors qu’aucun intérêt n’a été exprimé ou affiché pour les firmes égyptiennes, ni celles de Sawaris, ni celles appartenant à des proches de Moubarak. Plusieurs épisodes sont à l’origine de cette situation inconfortable pour l’Égypte. Il y a eu les incidents qui ont émaillé les rencontres du Caire et de Khartoum dans le cadre des éliminatoires de la CAN et du Mondial de football, mais également l’affaire de la vente par le groupe Sawaris de la cimenterie ACC au français Lafarge, profitant et abusant des facilitations que le gouvernement algérien octroyait aux investisseurs étrangers. Dès lors, la législation a changé et confère depuis, le droit de préemption à l’Etat algérien ce qui a d’ailleurs permis d’éviter in extremis la cession de Djezzy au Sud africain MTN, puisque Sawaris était sur le point exécuter le même plan que pour ACC.
  •  
  • La pression sur les sociétés égyptiennes s’est accrue ces derniers mois avec les opérations de contrôle approfondi entreprises par la Direction Générale des Impôts et qui ont abouti à des redressements fiscaux, notamment pour Djezzy avec un montant de 560 millions de dollars, et Ring Algérie pour 8 millions de dollars. L’octroi de marchés à Orascom Construction, spécialement pour l’usine d’ammoniac d’Oran, est aussi suspendu.
Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!