Ouyahia: « Que chacun mesure ses paroles!»
Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia s’est dit étonné par « l’amour soudain » affiché par certains acteurs politiques au Département de recherches et de la sécurité (DRS) au lendemain de limogeage du général de corps d’armée, Mohamed Mediène, dit Toufik.
Ahmed Ouyahia fait allusion, à coup sûr, aux parties politiques qui se seraient opposées aux changements effectués au sein de l’institution militaire. « Il y a des parties politiques qui veulent créer la panique. Tout à coup, ils manifestent un amour surprenant au DRS. Pourtant, c’étaient eux qui qualifiaient ce département de police politique et de boucher », fulmine-t-il.
« Certes, nous soutenons cette affection, mais à condition qu’elle ne vise pas à casser l’armée », souligne-t-il, en se demandant avec stupéfaction comment qu’il existe parmi ces derniers un ex-général – Benhadid- sans le nommer bien entendu. « Il y a parmi eux d’ex-officiers qui n’ont de cesse de critiquer le président et l’institution militaire », énumère-t-il.
« Tout le monde est appelé à mesurer ses paroles et tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. L’Etat ne supporte plus et ne compte pas rester les bras croisés face à ceux qui se déchaînent contre lui», soutient-il.
Commentant le communiqué de la présidence de la République, justifiant les changements opérés au sein du DRS, Ouyahia a nié qu’il soit une excuse de la part de la Présidence qui n’est pas obligée, selon lui, de s’exprimer comme il a nié qu’il y aurait une intention d’y revenir sur ces décisions.
Par ailleurs, le secrétaire général du RND a réitéré son soutien à la récente décision de Bouteflika ainsi qu’à la justice au sujet de l’affaire du général Benhadid. « Nous saluons les décisions de l’Etat », poursuit-il.
En réaction à ceux qui évoquent une tendance vers un régime militaire, Ouyahia a dit que grâce aux enfants de l’armée, nous vivons aujourd’hui une ère de liberté d’expression et l’Etat de droit.
De plus, il a refusé de remettre en cause la légitimité du président Bouteflika, ajoutant que ceux revendiquent le départ du président sont « ceux qui appellent à une période de transition » et qui veulent arriver au pouvoir en dehors du cadre légal.
« Bouteflika est le président légitime car les Algériens l’ont plébiscité. Nous refusons de remettre en cause sa légitimité car l’écart entre lui et le deuxième au classement (Benflis) est immense », soutient-il. Par ailleurs, il s’est dit regretter la fermeture de la chaîne de télévision privée « El Watan », soulignant, toutefois des points positifs de ladite décision, à savoir que « l’Etat ne supporte pas l’indifférence ». « Je soutiens les décisions de l’Etat qui font que chacun prenne ses responsabilités», fait-il savoir.