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Pour protester contre leurs conditions de vie difficiles: des Marocains menacent de brûler leurs cartes d’identité

الشروق أونلاين
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Pour protester contre leurs conditions de vie difficiles: des Marocains menacent de brûler leurs cartes d’identité

Pour protester contre les coupures d’eau et leurs conditions de vie difficiles, les habitants de la ville de Sefrou située à 28 km de Fès ont placé leurs cartes d’identité dans des cartons et ont menacé de les brûler.

« Si nous sommes des citoyens marocains uniquement par ces cartes, nous allons les brûler», ont lancé les protestataires. « Nous allons nous diriger vers l’Est et nous entrerons sur le territoire algérien et nous demanderons l’asile politique », ont-t-il ajouté. Ce mouvement de protestation intervient au lendemain du refus du premier responsable de la région de Sefrou de recevoir une délégation des citoyens qui protestaient contre les coupures d’eau et leurs conditions de vie difficiles. Les habitants de cette région sont contraints de faire deux kilomètres pour puiser l’eau. Selon les médias marocains, le responsable en question a refusé de recevoir la délégation arguant qu’elle est composée d’activistes faisant partie d’associations de défense des droits de l’Homme. Dès que les manifestants ont brandit la menace de s’exiler en Algérie, les forces de sécurité sont intervenues brusquement provoquant six  blessés parmi les manifestants, dont trois  femmes. Cet incident est le deuxième après celui des habitants de la région Mahamid el Ghouzlane qui ont été empêchés par l’armée marocaine d’entrer en Algérie par voie terrestre. Ainsi, ils étaient obligés d’installer des tentes non loin de la frontière algérienne dans lesquelles ils sont restés plus de deux mois. Après que les autorités marocaines eurent répondu favorablement à leurs préoccupations, ils ont décidé de rentrer chez eux.  Le Printemps des révolutions arabes a intensifié les mouvements de protestation au Royaume chérifien. A titre d’exemple le Mouvement du 20-Février, qui a été le fer de lance des manifestations dans tout le royaume, a organisé de nouvelles actions de protestations, le dimanche 18 septembre. Au moins 3 000 personnes ont défilé à Casablanca et 2 000 autres à Tanger pour dénoncer la corruption au sein du gouvernement. Les réformes proposées par le roi Mohammed VI ont été approuvées lors du référendum constitutionnel du 1er juillet, mais les manifestants affirment que ces mesures n’ont apporté que peu de changement.

 

 

 

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