Prêts improductifs et ralentissement de la croissance : Le FMI met en garde l’Algérie
Le Fonds Monétaire International a affirmé que le secteur bancaire en Algérie reste bien capitalisé et ce en dépit de la chute des prix du pétrole, mettant en avant notamment la résistance du secteur financier face au choc pétrolier.
Dans son rapport sur les perspectives économiques pour la région du Moyen Orient, Afrique du Nord Afghanistan et Pakistan, le Fond Monétaire International vient de constater une résilience dans l’activité financière en Algérie contre l’effondrement des prix du carburant.
«Les banques dans la région du Conseil de coopération du Golfe et en Algérie restent rentables, avec des rations de fonds propres généralement bien supérieurs au minimum réglementaire », affirme le même rapport.
L’institution Breton Woods a en revanche mis en garde contre l’augmentation de la part des prêts improductifs qui risque notamment d’avoir un effet néfaste sur les actifs.
Evoquant le dispositif de gestion des liquidités et des cadres de la politique prudentielle, le FMI a pris comme exemple la réintroduction d’instrument de refinancement de la Banque d’Algérie.
Selon le même rapport, la croissance en Algérie devrait ralentir avec un taux de 5,1 % avant d’enregistrer une autre baisse estimée à 0,8 % en 2018, et ce en raison des réductions de dépenses envisages, avant qu’il ne remonte en 2022 atteignant les 4,2 %.