Privés de vacances, une saison estivale « noire » pour les enseignants
Les travailleurs du secteur de l’éducation nationale estimés à 500 000, seront privés cette année de camps de vacances, des virées en mer et autres cures dans les stations thermales. Ces actions qui entrent dans le programme annuel de la Commission nationale des œuvres sociales ont été annulées par arrêté ministériel.
Les œuvres sociales qui organisent, notamment les camps de vacances et les séjours au niveau des stations thermales dont bénéficiaient les travailleurs du secteur de l’éducation nationale durant la saison estivale, ont été annulées cette année par un arrêté ministériel. En effet, le premier responsable du secteur, Boubakeur Benbouzid, n’a pas renouvelé le mois de juillet de l’année dernière (2010) au président actuel de la Commission nationale des œuvres sociales un autre mandat de trois ans pour la gestion des œuvres. La décision du ministre est dictée par le conflit existant entre les différents syndicats de l’éducation nationale qui se disputent la gestion des œuvres sociales, auxquelles une enveloppe budgétaire de 600 milliards de centimes est accordée. Selon le programme mis en place par la Commission nationale des œuvres sociales publié sur son site internet, la privation des enseignants et des travailleurs du secteur de vacances touchera également leurs enfants estimés à près de 25 000. D’autre part, entre 15 et 20 000 familles seront privées également des camps de vacances. En plus de cela, environ 2000 excursions, 6 000 Omras, 4 000 cures thermales et 1 574 pèlerinages programmés par la Commission nationale des œuvres sociales ont été annulés. Par ailleurs, d’autres dossiers sont encore en suspens depuis le mois de juillet 2010. Il s’agit notamment de 13 020 dossiers concernant les aides sanitaires, (4 003 opérations chirurgicales dont devaient bénéficier des travailleurs du secteur, n’ont pas été effectuées). Il s’agit également de 5 324 pensions aux veuves, de 15 764 aux orphelins et 5 553 de retraite qui ne sont pas encore octroyées à leurs ayants droit.