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RASD: Mohamed Abdelaziz tire sa révérence

الشروق أونلاين
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RASD: Mohamed Abdelaziz tire sa révérence

Le front Polisario, qui se bat depuis 40 ans ans contre le Maroc pour l’indépendance du Sahara occidental, a perdu son chef Mohamed Abdelaziz.

Le dirigeant indépendantiste avait 67 ans et souffrait d’un cancer du poumon. Mais le mouvement indépendantiste, qui a annoncé la mort de son chef, n’a pas fourni de précisions sur les circonstances de ce décès. Ses responsables étaient réunis « en conclave » en fin d’après-midi selon un dirigeant du Polisario. 

En raison de sa maladie, Mohamed Abdelaziz, 68 ans, s’était éloigné de la scène politique depuis plusieurs mois déjà. Le secrétariat général du Front, basé dans les camps de Tindouf, a décrété un deuil national de 40 jours.

Selon le règlement interne du Polisario, l’intérim sera assuré par le président du conseil national du Front, Khatri Addouh, dans l’attente de l’organisation d’un congrès extraordinaire qui désignera le futur chef de cette entité qui revendique l’indépendance du Sahara occidental.

Mohamed Abdelaziz dirigeait le mouvement indépendantiste depuis 1976 et avait participé à sa création trois ans plus tôt. Le Front Polisario avait été fondé pour défendre l’indépendance de l’ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, avec le soutien de l’Algérie et contre le Maroc.

Fils d’un sous-officier de l’armée marocaine, c’est à la fin des années 1960 que Mohamed Abdelaziz rencontre les premiers militants nationalistes sahraouis, qui fréquentent alors les universités de Casablanca et Rabat. Après avoir fait ses premières armes politiques dans ces milieux universitaires, il s’engage rapidement dans une lutte, d’abord clandestine, puis ouverte.

En mai 1973, il est, avec Mustapha Sayed El-Ouali, un des membres fondateurs du Front Polisario, crée par le Conseil constitutif réuni à Zouerate, en Mauritanie. Il devient alors un des principaux chefs militaires du mouvement. 

Trois ans plus tard, en 1976, il est élu secrétaire général du Front Polisario, qui proclame la République arabe sahraouie démocratique, bien que cet Etat ne soit pas reconnu par la communauté internationale. Une fonction qui ne l’empêche pas de continuer, pendant quelques années, à participer à des opérations militaires avant de finalement se consacrer entièrement à son statut d’homme d’Etat, notamment après son élection comme président de la République sahraoui en 1982.

Après une première rencontre avec le roi du Maroc Hassan II en 1989, des négociations se poursuivent jusqu’à la conclusion d’un cessez-le-feu en 1991, mais un référendum d’autodétermination sous l’égide de l’ONU est alors prévu. Après 27 ans d’attente, Mohamed Abdelaziz est décédé sans que ce référendum soit organisé. 

M. le président de la République a également décrété un deuil national de 8 jours à travers tout le territoire national, en hommage à la mémoire du défunt leader sahraoui.

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Commentaires
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  • YAHYAOUI HOMME LIBRE

    CA NOUS REGARDE PAS ABDELAZIZ ALLAH Y RAHMOUAVANT DE S'INGERER DANS LES AFFAIRES DES AUTRES PENSONS AVANT TOUT A NOTRE PAYS QUI CHUTE PETIT A PETIT

  • omar

    Allah Ya Rahmou. Courage mes freres car apres la pluie, le soleil se levera.
    L'histoire nous apprend qu'il ne fallait jamais faire confiance au sioniste Hassan Dos.Qu'il ne fallait jamais accepter le cessz-le-feu avant le referendum d'autodetermination.Qu'il ne faut a tout prix faire confiance au roitelet No6.Une part de ces maladresses incombe aux gouvernements algeriens.Viva Polisario.