Saïd Sadi : «Si la langue arabe n'était pas imposée dans l'enseignement…»
C’est ce qu’a déclaré en substance Saïd Sadi, ancien président du RCD, précisant que si elle n’avait pas été imposée dans l’enseignement, beaucoup d’Algériens ne l’auraient pas apprise, surtout en Kabylie.
Le Dr Sadi a ajouté une couche au débat qui anime les pro et anti enseignement de la langue maternelle dans les écoles primaires. Proposition, pour rappel, d’un des ateliers de la Conférence sur l’évaluation de la reforme scolaire.
C’est lors d’une conférence, tenue à Tizi Ouzou, que l’ancien dirigeant du RCD est revenu sur le combat identitaire et indirectement sur l’enseignement de la langue vernaculaire.
Il a déclaré «qu’aujourd’hui, tamazight a connu une avancée qui lui a permis d’être au centre du débat politique national en Algérie et même au Maroc où elle a connu des avancées encore plus importantes. Aujourd’hui, aucun parti en Algérie ne peut être contre elle. Même les islamistes qui participaient à son étouffement lorsqu’ils le pouvaient se revendiquent de l’amazighité».
«Maintenant le combat pour cette langue doit être recentré contre le caractère facultatif de son enseignement. Si l’arabe n’avait pas été imposé par son caractère obligatoire beaucoup d’Algériens, notamment en Kabylie, ne l’auraient pas appris», a-t-il ajouté. Il a également déploré le «silence de tombe» du FLN et du RND à ce sujet, et même des parlementaires et à leur tête, le président de l’APN, qui était président du Conseil supérieur de la langue arabe.