Saleh al-Hamoui : « La CGRS veut armer la révolution syrienne »
Les révolutionnaires syriens ne sont pas satisfaits du Conseil national syrien (CNS) opposé à l’armement de la révolution syrienne.
« Les chiffres avancés par la Commission générale de la Révolution syrienne (CGRS) concernant le nombre des personnes tuées et des personnes arrêtées sont vrais. En effet, il s’agit de personnes dont nous avons enregistré les noms. Et le nombre des martyrs dont nous avons enregistré les noms sont plus de 8 000 », a affirmé mardi à Echorouk le porte-parole de la Commission générale de la Révolution syrienne (CGRS), Saleh al-Hamoui. Ce dernier affirme par ailleurs que le nombre des personnes arrêtées par le régime de Bachar al-Assad dépasse les 60 000.
S’agissant du nombre des réfugiés, il a estimé que le nombre est très grand. A ce propos, il s’est contenté de donner le nombre des Syriens qui se sont réfugiés en Jordanie dont le nombre est d’environ 70 000. Abordant la question du Conseil national syrien, Saleh al-Hamoui a estimé que les jeunes révolutionnaires syriens ne sont pas satisfaits de son rendement. Selon lui, sa composition est semblable à celle des partis politiques et diffère de celle d’organe à caractère national. « Lorsque les jeunes révolutionnaires constatent que les intérêts partisans du Conseil sont en opposition à ceux de la révolution, ils choisissent les intérêts de la révolution », a-t-il affirmé.
A une question de savoir pourquoi une grande partie des Syriens n’est pas satisfaite du CNS, notre interlocuteur a expliqué que cet organe se considère comme étant la révolution elle-même. « Le CNS doit reconnaître qu’il est le « porte-parole » de la révolution et non la révolution elle-même », a-t-il expliqué. En plus de cela, le CNS doit parler des objectifs du peuple syrien et non pas inventer les objectifs qui lui plaisent. Autrement dit, le CNS doit revendiquer ce que nous revendiquons », a-t-il précisé. « Certes les grandes revendications du CNS ressemblent aux nôtres, cependant nous voulons présenter notre cause devant le Conseil de sécurité de l’ONU et armer la révolution. Malheureusement le CNS se comporte comme un dictateur qui agit comme bon lui semble et ceci n’est pas compatible aux revendications du peuple syrien. Le peuple appelle depuis trois mois à armer la révolution syrienne, mais le CNS s’oppose à ce choix », a-t-il regretté.