Scènes de saccage à la veille du baccalauréat !
Plusieurs lycées ont été victimes d’«actes de saccage», commis la semaine dernière par des élèves, pour la plupart des terminales ayant fait usage de fumigènes estimés à 420 millions de centimes.
Si le mobile demeure inconnu, le Syndicat national des travailleurs de l’éducation «SNTE» attribue lui la responsabilité au ministère de l’Education nationale qu’il accuse de « laxisme ».
Des candidats au baccalauréat ont engendré d’importants dégâts à leurs établissements à Bab Ezzouar, Baraki, Bach Djarrah, Cheraga, Beni Messous, Mohamed Boudiaf à El Madania (ex-Salembier) et Ibn El Heithem (Ruisseau). En effet, les élèves évoluant dans ce dernier ont utilisé des fumigènes acquis au prix de 250 millions de centimes.
Des tables et des chaises ont été détruites et des vitres brisées.
Selon nos sources, 60% des lycéens figurent parmi les auteurs de ces actes de violence ayant pris pour cible de nombreux établissements scolaires.
Le technicum de Bougarra a également été incendié par les élèves ayant fait l’usage de fumigènes, dont le prix s’élève à 170 millions de centimes d’après les premiers éléments de l’enquête.
La violence s’est étendue au collège Berkani, sis à proximité de la direction d’éducation d’Alger-Centre, où un appel a été lancé aux agents de sûreté qui sont intervenus pour maîtriser la situation et inciter à l’apaisement.
Le ministère de l’Education a décidé d’agir fermement en prévoyant d’exclure tous les élèves impliqués dans ce saccage.
Nos sources ajoutent que d’après les premières constatations, des groupes anonymes seraient à l’origine d’incitation des élèves, notamment les terminales à commettre ce forfait dans un contexte crucial survenu à la veille des épreuves du baccalauréat.
Les mêmes sources écartent la piste du «seuil des cours», car la ministre a pris des dispositions «nécessaires» pour s’en débarrasser progressivement.
Soucieux de connaître la réaction des partenaires sociaux, Echorouk a contacté le secrétaire national chargé de l’organisation au SNTE, Kouider Yahiaoui, qui lui ne va pas avec le dos de la cuillère pour accuser aussi bien la politique «maladroite» que le «laxisme» du ministère qui favorisent, selon lui, la propagation de la violence en milieu scolaire.
Pour lui, il appartient à la tutelle d’enquêter sur le mobile de ces actes qui surviennent dans une période jugée très sensible, en qualifiant de «rébellion» ce qui s’est produit tout récemment dans les lycées de la République.