-- -- -- / -- -- --
إدارة الموقع

Syrie: Annan rencontre de nouveau Assad, Idleb sous le feu

الشروق أونلاين
  • 1039
  • 0
Syrie: Annan rencontre de nouveau Assad, Idleb sous le feu

L’émissaire international Kofi Annan doit revoir dimanche le président Bachar al-Assad pour négocier une sortie de crise, un effort mis à mal par l’offensive meurtrière contre la province rebelle d’Idleb (nord-ouest).

 

De violents combats entre armée et rebelles se déroulaient encore dimanche  dans cette région montagneuse et frontalière de la Turquie, au lendemain d’une  journée sanglante avec 90 morts à travers le pays, le jour même où M. Annan  entamait sa mission à Damas.

En soirée, l’armée a pris d’assaut la ville d’Idleb, quelques heures à  peine après que le président Assad a écarté, en présence de M. Annan, toute  idée de dialogue avant l’élimination des “groupes terroristes”, en référence à  la rébellion.

Dimanche matin, le régime semblait toujours décidé à écraser cette  rébellion, avec une offensive contre le district de Jisr al-Choughour dans la  province d’Idleb, selon l’Observatoire syrien de l’Homme (OSDH). Trois soldats  ont été tués dans de violents combats entre déserteurs et armée dans ce  district où un civil a été également tué par les forces de sécurité.

Toujours dans la région d’Idleb, l’armée semblait prête à attaquer la  région de Jabal al-Zaouia, où se concentre un très grand nombre de rebelles,  d’après l’OSDH.

Depuis plusieurs jours, des troupes se massaient dans cette région, se  préparant à une offensive semblable à celle lancée contre Baba Amr, quartier  rebelle de Homs repris le 1er mars par l’armée après un mois de siège et de  pilonnage meurtrier.

Les combattants déserteurs, faiblement armés et ne bénéficiant pas de  soutien international à l’instar des ex-rebelles libyens, ont essuyé samedi de  lourdes pertes — 39 morts au total, en majorité dans la province d’Idleb. Dans  tout le pays, les violences ont tué aussi 32 civils et 20 soldats, soit un  total de 91 morts dans la journée.

Ignorant les appels à l’arrêt des violences, le président Assad a affirmé  samedi que Damas était “prêt à faire réussir tout effort sincère pour trouver  une solution”, tout en prévenant que tout dialogue était voué à l’échec tant  qu’il y aurait “des groupes terroristes oeuvrant pour semer le chaos”.

M. Annan a exprimé sa “profonde préoccupation” face à la répression et a  “pressé le président syrien de prendre des mesures concrètes pour mettre fin à  la crise” en Syrie, où les violences ont fait plus de 8.500 morts en près d’un  an de révolte.

Selon un communiqué de l’ONU, il a aussi fait des propositions à M. Assad  concernant “la fin de la violence, un accès pour l’aide humanitaire et le  Comité international de la Croix-Rouge, la libération de prisonniers et  l’amorce d’un dialogue politique qui n’exclut personne”.

M. Annan a également rencontré à Damas des opposants qui se sont dits prêts  à un dialogue si le régime donnait des “signes de bonne volonté”, en  particulier la fin des violences. Dimanche, l’émissaire internationale a aussi  rencontré les représentants des différentes communautés religieuses du pays.

La mission de M. Annan est compliquée en raison des divisions  internationales entre le bloc Moscou-Pékin, alliés de Damas, et l’Occident et  les Arabes, qui dénoncent la répression.

En outre, les autorités refusent de reconnaître l’ampleur de la  contestation, et le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de  l’opposition, rejette tout dialogue avec M. Assad dont elle exige le départ.

Signe de la persistance des divisions, les ministres arabes des Affaires  étrangères et leur homologue russe Sergueï Lavrov, ont appelé samedi au Caire à  l’arrêt des violences d’où qu’elles viennent en Syrie, tout en mettant leurs  divergences au grand jour.

Le Qatar, chef de fil des pays arabes critiques de Damas, a estimé qu’un  cessez-le-feu serait insuffisant, dénonçant “un génocide systématique de la  part du gouvernement syrien et appelant à nouveau à l’envoi de forces arabes et  internationales en Syrie.

Mais Moscou maintient son refus de tout ingérence et souhaite renvoyer dos  à dos le régime et les rebelles, ce que refuse l’Occident.

M. Annan doit quitter Damas dimanche pour Doha. Selon un diplomate turc, il  doit aussi visiter prochainement les camps de réfugiés syriens à la frontière  syro-turque.

Lundi, les chefs de la diplomatie américain, européens et russe célébreront  siège des Nations unies à New York le Printemps arabe, mais la Syrie devrait  dominer les débats qui s’annoncent conflictuels, selon des diplomates.

 

 

Ajoutez un Commentaire

Tous les champs sont obligatoires et votre e-mail ne sera pas publié. Veuillez respecter la politique de confidentialité.

Votre commentaire a été envoyé pour examen, il sera publié après approbation!
Commentaires
0
Pardon! Il n'y a pas de contenu a afficher!