Syrie: le président Assad dans le quartier de Baba Amr à Homs (TV)
Le président syrien Bachar al-Assad s’est rendu mardi à Homs (centre), dans le quartier de Baba Amr, assurant aux habitants que ce bastion rebelle pilonné pendant un mois puis repris par l’armée, allait être reconstruit et serait “beaucoup mieux qu’avant”, selon la télévision d’Etat.
Portant un veston bleu marine et une chemise bleue, il a salué des habitants et assuré que “la vie normale reviendra à Baba Amr”.
M. Assad a également passé en revue l’armée syrienne, a ajouté Sana, affirmant aux militaires que les “sacrifices et les efforts consentis ont permis de préserver la patrie, sa sécurité et sa stabilité”.
Ces propos n’ont pour le moment pas été diffusés par la télévision. De leur côté, les militants, notamment les comités locaux de coordination (LCC) qui animent la contestation sur le terrain, ont fait état de bombardements mardi sur plusieurs quartiers de Homs, pilonnés sans répit depuis une semaine.
Et selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), deux civils ont été tués mardi dans la région de Homs par les tirs des troupes régulières.
Baba Amr, ainsi que d’autres quartiers rebelles de Homs, ont fait l’objet de pilonnages incessants pendant des semaines par les autorités syriennes pour faire plier la contestation.
Les bombardements ont fait des centaines de morts à Baba Amr, selon des ONG, tandis que des dizaines de corps ont ensuite été retrouvés dans plusieurs quartiers, parmi lesquels ceux de réfugiés venus de Baba Amr.
Deux journalistes étrangers, l’américaine Marie Colvin (Sunday Times) et le photographe français Rémi Ochlik, ont été tués le 22 février alors qu’ils se trouvaient avec d’autres journalistes dans une maison servant de centre de presse à Baba Amr.
Les pays arabes réunis à Bagdad qualifient le “massacre de Baba Amr” de “crimes contre l’humanité”, selon un projet de résolution qui doit être discuté mercredi par les ministres des Affaires étrangères et approuvé par le sommet jeudi.
La Syrie est en proie depuis mars 2011 à un mouvement de contestation sans précédent réprimé dans le sang. Les violences ont fait plus de 9.100 morts en un an, selon l’OSDH.