Syrie: pas de voyage de Kofi Annan la semaine prochaine à Téhéran
L’émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, ne se rendra pas la semaine prochaine à Téhéran, a annoncé mercredi son porte-parole, démentant ainsi des déclarations du ministre iranien des Affaires étrangères.
Il sera à Genève plus tard dans la journée (mercredi, ndlr) et il ne va nulle part ailleurs ces prochains jours. Il ne va pas se rendre en Iran lundi prochain ni la semaine prochaine, a déclaré à l’AFP son porte-parole, Ahmad Fawzi. En fait, M. Annan doit s’adresser lundi prochain au Conseil de sécurité de l’ONU par vidéoconférence depuis Genève, a-t-il précisé. Ce sera la deuxième fois que l’émissaire de l’ONU procède de la sorte. Les propos de M. Fawzi démentent ainsi ceux tenus un peu plus tôt mercredi par le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, qui avait indiqué aux médias que Kofi Annan se rendra à Téhéran la semaine prochaine, probablement lundi. Principal allié régional de la Syrie, l’Iran soutient le régime du président Bachar al-Assad et dénonce régulièrement la politique des Etats-Unis, des pays européens et des monarchies arabes du Golfe qui tentent d’obtenir la chute du président Assad en soutenant les groupes d’opposition syriens.
Mardi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a ainsi de nouveau apporté son soutien au président syrien Assad, alors que la répression des manifestations anti-gouvernementales et les combats ont fait au moins 9.000 morts en Syrie, selon les Nations unies. Sur le terrain, l’armée syrienne intensifiait mercredi ses opérations contre les rebelles à travers le pays, suscitant le scepticisme sur l’approbation, selon l’ONU, par Damas du plan de sortie de crise de l’émissaire international Kofi Annan. Ce plan préconise notamment la cessation de toute forme de violence armée par toutes les parties sous supervision de l’ONU, la fourniture d’aide humanitaire à toutes les zones affectées par les combats et la libération des personnes détenues arbitrairement.