UA : ” Il ne peut y avoir qu'une solution politique ” en Libye
Le ministre des Affaires étrangères malien, Soumeylou Boubeye Maiga, a affirmé, mardi, avant le sommet de l'Union africaine, jeudi à Malabo, qu'il ne “peut y avoir qu'une solution politique” au dossier libyen.
- “Les chefs d’État vont se réunir pour affiner un peu plus les différents points (…) Tout le monde convient qu’il ne peut y avoir une solution militaire. Tout le monde a le souci d’en sortir (de la crise) et tout monde convient qu’il ne peut y avoir qu’une solution politique”, a affirmé le ministre lors d’une interruption mardi de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UA.
- “Le moment est venu pour essayer de trouver des solutions pratiques. L’objectif final c’est de faire en sorte qu’il y ait la paix, la démocratie et que les Libyens puissent déterminer de manière souveraine ceux qui vont diriger les institutions dont ils vont se doter. Nous n’avons pas de parti pris: l’UA est la seule organisation internationale à pouvoir parler avec les deux camps (Kadhafi et les rebelles)”, a précisé Boubeye Maiga.
- Le ministre a refusé de commenter la décision de la Cour pénale internationale estimant: “Chacun est dans son rôle. Nous sommes conscients que c’est un agenda qui n’est pas fortuit. On intègre tout ça dans notre démarche.
- Les juges de la CPI avaient délivré lundi des mandats d’arrêt pour crimes contre l’humanité, à savoir des meurtres et persécutions, contre le colonel Mouammar Kadhafi, son fils Seïf al-Islam et le chef des services de renseignements libyens Abdallah Al-Senoussi, comme le procureur le leur avait demandé le 16 mai.